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La situation des réfugiés est souvent d’une extrême précarité. L’aide et l’assistance du Secours Catholique pour faire valoir leurs droits sont essentielles.

La part des étrangers parmi les personnes accueillies au Secours Catholique est passée, l’an dernier, à 27 %. Parmi eux, 60 % se trouvent en situation d’extrême précarité : en attente de décision pour leur demande d’asile ou déjà déboutés, sans papiers… Grâce à des moyens supplémentaires, l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a résorbé son retard en traitant un grand nombre des demandes d’asile en attente. Mais la décision a été négative pour 90 % des demandeurs. Or, ces personnes déboutées en première instance peuvent faire appel auprès de la CRR (Commission des recours des réfugiés). Cette commission est désormais submergée de demandes et l’attente est reportée à ce niveau.
Les délégations sont confrontées à ce nombre grandissant de personnes en attente ou déboutées. Depuis son siège, le Secours Catholique informe ses délégations sur les possibilités de réexamen que l’évolution de la loi rend possible pour certains demandeurs, sur les circulaires ministérielles portant sur les régularisations par les préfectures, et les conseille lorsque se présentent des cas humanitaires. Par ailleurs, l’association est présente auprès des étrangers en situation d’extrême précarité ou en transit en France, comme à Calais où attendent de nombreux candidats à un passage – illégal - vers l’Angleterre. Cependant les associations doivent travailler malgré l’ambiguïté de la loi sur le délit d’aide aux sans-papiers : celui-ci vise le fait de cacher des personnes, et non de les héberger dans le cadre d’une assistance humanitaire. En même temps, les modifications apportées par la loi du 27 novembre 2003 sur l’immigration se mettent en place progressivement par des décrets et circulaires. Il est par ailleurs demandé aux préfectures de se montrer plus fermes et efficaces dans les éloignements forcés, mesures qui touchent de plus en plus souvent un public en situation de fragilité : familles, enfants…
Quant à l’intégration, favorisée notamment par le biais de l’apprentissage du français, elle subit le contrecoup d’un redéploiement des crédits d’État vers des mesures ouvertes au public visé : ceux qui viennent d’obtenir une carte de séjour. Les délégations tentent d’apporter des réponses à ceux qui en sont exclus, comme les demandeurs en attente ou ceux qui sont présents depuis longtemps, en proposant des activités ou des cours adaptés.
Enfin, les étrangers incarcérés restent peu ou pas informés sur leurs situations spécifiques. L’objectif du Secours Catholique est de sensibiliser les intervenants en prison et d’aider les équipes qui favorisent l’accès aux droits de ces personnes.


 
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