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Nord Kivu – Signes encourageants
mise en ligne : 16-02-2009

Depuis le début de l’opération conjointe des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des troupes rwandaises contre les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la situation demeure confuse.

Quelques combats de faible intensité dans les territoires de Rutshuru, de Masisi et de Walikalé, ont bien été notés, mais peu de déplacements de population sont à dénombrer. De fait, la population est partagée entre deux sentiments. Certains voient le retour de l'armée rwandaise comme le signe d'une réoccupation du Kivu, d'autres veulent profiter du calme relatif pour rentrer chez eux. Il s'agit généralement des déplacés les plus récents.
Si les ONG sont dans l’expectative d’une meilleure visibilité, elles signalent tout de même que les gens rentrent chez eux. Pour preuve, 60 à 70 % des familles déplacées à qui avait été alloué un lopin de terre dans le cadre du programme cofinancé par ECHO et le Secours Catholique (2ème phase) à Rutshuru, ne sont plus là. Tous des déplacés récents. Les terres mises à leur disposition, ne sont plus exploitées. "Nous sommes en pleine saison des plantations des semis et des cultures (janvier à mai) et les gens veulent rentrer cultiver leur propre terre", signale Camille Fauvet, responsable du programme ECHO. Ce retour progressif de la population peut s’effectuer dans la mesure où peu à peu les gens sentent qu’ils sont protégés par les FARDC.
Du reste, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé le 4 février qu’il arrêterait la distribution de vivres dans tous les camps autour de Goma à partir du 16 février. Un signe qui ne trompe pas quant à une certaine sécurité revenue. Aussi, dans ce contexte, une façon d'inciter les déplacés à rentrer chez eux.
Un nouveau programme, destiné à ceux qui rentrent chez eux et que le jargon onusien appellent les "retournés", débutera début mars. Une étude ayant révélé que seuls 10 % des "retournés" pouvaient redémarrer une activité, le programme fournira les outils agricoles et les semences nécessaires aux cultures.
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a annoncé que les troupes rwandaises ne devaient rester sur le territoire congolais que pour une durée d'un mois. Un retrait fin février ?

Emmanuelle Dethomas
CONGO KINSHASA


 
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