La situation politique en Asie est restée précaire dans de nombreux pays. Si les armes se sont tues au Sri Lanka, le dialogue pour la paix peine à s’y instaurer. Au Pakistan, malgré l’annonce par le président Musharraf et le premier ministre indien Vajpayee de la reprise d'un “dialogue global” concernant notamment le différend du Cachemire, la situation reste tendue. La Thaïlande a connu une insurrection des musulmans, dans le sud, réclamant un État indépendant. Tandis qu’au Népal, les maoïstes poursuivaient leurs exactions visant à destituer le roi.
La région a pourtant connu des avancées vers plus de stabilité. En Inde, par exemple, les élections parlementaires ont porté au pouvoir le parti du Congrès. Soutenu par la population, il ouvre des perspectives nouvelles pour le respect des minorités, notamment chrétiennes, et une plus grande équité économique.
La juste répartition de ses richesses constitue en effet le grand défi de l’Asie. La globalisation mondiale et la libéralisation locale des économies engendrent un accroissement des niveaux de vie. Mais ces évolutions profitent essentiellement à la minorité aisée de la population. Ainsi, en Inde, la croissance a atteint 7,3 % l’an dernier. Mais les chiffres masquent l’accroissement des écarts de niveaux de vie. Les programmes mis en place par les Caritas locales d’Asie contribuent à organiser les populations pour qu’elles revendiquent leurs droits et accèdent à plus de richesses et d’indépendance. Cela passe particulièrement par le soutien aux groupes les plus fragiles : paysans, femmes, enfants. En Inde l’an dernier, sur 19 projets de développement communautaire, 6 ont été consacrés à la promotion de la place des femmes et 5 aux populations tribales.
L’Asie a également été confrontée à une succession de catastrophes naturelles. Des inondations ont touché l’Inde, le Pakistan et le Sri Lanka, privant d’habitation des millions de personnes. Les Philippines ont subi des cyclones à répétition. Et surtout, le tsunami du 26 décembre a ravagé les côtes de l’Asie du Sud. Ces catastrophes ont mis en évidence l’importance du travail mené pour se prémunir contre leurs conséquences. Avant même le tsunami, les Caritas d’Asie avaient préparé les populations à de telles catastrophes. Tous leurs programmes de développement intègrent la notion d’urgence et incitent les populations à être attentives aux annonces des cataclysmes par les médias, à suivre les recommandations gouvernementales, à savoir réagir à un cyclone, une inondation…
Enfin, le Secours Catholique a soutenu plusieurs actions en faveur de la paix. Ainsi, au Sri Lanka un programme national pour la paix a été élaboré et une formation a été dispensée aux Caritas d’Asie sur le thème “Paix et réconciliation” visant à consolider leurs efforts pour contribuer au processus de paix dans leurs pays.
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