Le président sortant, Mahinda Rajapakse, est sorti vainqueur du scrutin présidentiel au Sri Lanka. Pour ce second mandat il aura des défis majeurs à relever, et notamment celui de pacifier définitivement et en profondeur le pays. Mahinda Rajapakse, président sortant du Sri Lanka, a largement remporté les élections présidentielles, mercredi 27 janvier, avec 57,9% des voix contre 40,1% pour Sarath Fonseka, son principal adversaire et ancien chef des armées. Ce dernier a affirmé qu’il irait devant la justice pour contester ce résultat. « C’est une victoire amère pour le Sri Lanka, témoigne Aloysius John, responsable du département Asie du Secours Catholique. La situation nationale est difficile. L’armée a perdu confiance en son chef, Mahinda Rajapakse. Par ailleurs, la question des minorités, qui n’a pas été abordée dans les programmes électoraux, n’est pas encore résolue. Enfin, le Sri Lanka n’a plus la confiance de la communauté internationale. » De fait, le président et son ancien chef des Armées ont été accusés, à la fin du conflit contre la rébellion tamoule, de crimes de guerre et de violations des droits de l’homme. Selon Aloysius John, le président devra relever quatre défis primordiaux au cours de son second mandat. A commencer par établir un gouvernement local dans la région du Nord, où s’est déroulé le conflit en mai dernier. En outre, une politique d’intégration des tamouls et la réhabilitation des déplacés dans leurs villages d’origine sont essentielles à l’unité du pays. Enfin, le Sri Lanka doit regagner la confiance des investisseurs, en atteignant une certaine stabilité économique et politique.
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