Dans la région à majorité chiite de Tyr et de Bint Jbeil, au sud du Liban, le Secours Catholique/Caritas France, en lien avec la Caritas locale, envisage d’aider des agriculteurs sinistrés par la guerre (plantations bombardées, beaucoup de feux provoquant des dégâts considérables) en prenant en charge une partie des frais des engrais qu’ils vont acheter et en participant au remplacement de tracteurs détruits (acquisition ou location). Car, explique Juliette Durand Delga, agroéconomiste envoyée sur place par le Secours Catholique, « les paysans de cette zone n’ont pas pu récolter leurs cultures annuelles (blé, tabac…) en juillet et août derniers en raison de la guerre. De ce fait, faute de ressources, nombre d’entre eux devront à nouveau emprunter pour payer leurs intrants.» Autre difficulté à surmonter : l’élevage. « Des vaches, des chèvres, des moutons n’ont pas été nourris, voire soignés le cas échéant, pendant un mois. Dans certains troupeaux, la moitié des bêtes sont mortes de faim et de soif». Le Secours Catholique/Caritas France a injecté 250 000 euros dans le programme de relance des activités agricoles (il couvre aussi la plaine de la Bekaa, à l’Est) qui court jusqu’en juin.
Par Yves Casalis.
|