
- © Matthieu RONDEL/IP3/MAXPPP
- Rassemblement de personnes mal logées en septembre 2009 devant un hôtel sinistré à Paris
La Cité Notre-Dame à Paris, un des centres d’accueil de l’association des cités du Secours Catholique, accueillait, mercredi 16 juin 2010, le « Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées ».
Ce collectif, qui comprend 31 associations dont le Secours Catholique, présentait la « note de positionnement » adressée au premier ministre François Fillon, au ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo et au secrétaire d’état au logement Benoist Apparu.
Un décalage insupportable
Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, après avoir résumé le parcours du collectif, a expliqué la nécessité « d’alerter le gouvernement sur un certain nombre de sujets d’inquiétude ».
« Le décalage est aujourd’hui insupportable, entre les ambitions lancées début 2008 et la frilosité voire l’inertie et le repli observés dans certains services de l’État », peut-on lire dans l’introduction de cette note qui insiste ensuite sur l’existence des moyens appropriés de prévenir la mise à la rue et les expulsions.
Pierre Henry, de France Terre d’Asile, demande au premier ministre un engagement fort, car, pour lui, le véritable problème vient d’un manque de gouvernance qui se répercute jusqu’au niveau des collectivités territoriales.
Au nom des personnes accueillies
Le document rappelle que pour loger des personnes il faut des logements. Or l’offre fait cruellement défaut. La loi DALO, entrée en vigueur au premier janvier 2008, n’est pas correctement appliquée. Fin février 2010, 12 300 ménages prioritaires ont vu passer les délais d’attente légaux sans recevoir aucune proposition des préfets.
Les associations se plaignent de n’être pas payées en retour, de ne pas obtenir ce que l’État avait promis. Elles le réclament et agissent aujourd’hui au nom des personnes qu’elles accueillent.
Enfin, le Collectif demande au gouvernement que le chantier de la Refondation du dispositif d’hébergement et d’accès au logement soit replacé au rang de « priorité nationale sous la responsabilité et la garantie du Premier ministre » et qu’il bénéficie de moyens à la hauteur des ambitions initiales.



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