
- ©RAHAT DAR/EPA/MAXPPP
- Manifestants de l’Alliance de toutes les minorités pakistanaises (APMA) réclamant, à Lahore, la libération d’Asia Bibi, condamnée à mort le 8 novembre pour blasphème.
La situation des chrétiens prise dans son ensemble se détériore. C’est ce qu’annonce le rapport 2010 de l’Aide à l’Église en détresse (AED) rendu public mardi 23 novembre dans les locaux de la Conférence des évêques de France.
Cartes à l’appui, détaillées pays par pays par des experts, les conditions de vie des chrétiens dépendent souvent de la liberté religieuse du pays où ils vivent. La loi, dans la plupart des pays du Moyen-Orient et dans deux ou trois pays d’Afrique, limite sévèrement cette liberté. Ce peut être l’interdiction de célébrer le culte non musulman (même en privé) comme en Arabie Saoudite. Ou encore l’apostasie : le musulman ne peut pas se convertir sous peine d’être condamné à fuir ou à mourir, comme en témoigne Joseph Fadelle, cet Irakien réfugié en France qui raconte dans son livre [1] le calvaire subi lorsqu’il a abandonné l’islam pour se tourner vers le Christ. Le blasphème aussi est un crime passible de mort au Pakistan. Asia Bibi, chrétienne, mère de famille, a été condamnée il y a quelques semaines à être pendue. Aux dernières nouvelles, le gouvernement pakistanais serait prêt à l’amnistier, mais revenue chez elle, elle risque d’être lapidée par ses voisins, ceux-là même qui l’ont accusée.
La liberté religieuse est intimement liée à la liberté de pensée et à la liberté de conscience. Si l’une est attaquée, les autres sont menacées. « Nous voulons défendre à tout prix la liberté de conscience comme droit fondamental », déclare Marc Fromager, le directeur de l’AED.
Dernièrement, Benoît XVI, en annonçant la 44e Journée mondiale de la paix du 1er janvier prochain qui aura pour thème « liberté religieuse, chemin vers la paix », a rappelé que la liberté religieuse est la « liberté des libertés ».



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