
- Crédit : Xavier Schwebel / Secours Catholique
« Dans la rue, on ne pense plus vraiment à l’Être, encore moins au Paraître, mais juste à survivre même si on ne sait pas pour quoi. » Ce discours, beaucoup de personnes en situation d’errance l’ont tenu ce week-end au Forum de L’Europe de l’Homme dans l’atelier “Errance – Personnes à la rue”. Survivre avant de vivre.
Fonds publics insuffisants, manque de places d’hébergement, espérance de vie à 47 ans… La situation des personnes à la rue ou en situation d’errance ne s’est pas vraiment améliorée. Pour les participants au Forum L’Europe de l’Homme, cette amélioration ne pourra se prendre sans une réelle connaissance du grand public des conditions de vie des personnes à la rue.
« Il faut changer le regard de la société sur les personnes à la rue. Ils ne doivent plus être anonymes, invisibles », a déclaré le porte-parole de l’atelier Errance - Personnes à la rue. « Nous réclamons une campagne de sensibilisation adressée au grand public et réalisée au niveau européen afin qu’ils soient traités comme des êtres humains ! » Les participants suggèrent également la mise en place d’ateliers créatifs et artistiques dans la rue pour faciliter l’accès de ces personnes à la culture. Enfin, ils réclament une participation et une implication des personnes à la rue dans l’élaboration de stratégie de lutte contre leur pauvreté. « Nous sommes des humains, nous avons un cœur, nous pouvons être beaux, nous pouvons plaire, nous pouvons rendre service. Il faut croire en nous », a déclaré une personne en errance.
Lire la suite :
- Monde Rural : « une pauvreté silencieuse »
- Des conditions plus justes pour les migrants
- Les roms ne sont-ils pas considérés comme des « citoyens de seconde zone » ?
Et aussi :



Laisser un commentaire