
- © Werner Rudhart/Dpa/Maxppp
- Une ancienne mangrove au Brésil, vaincue par le réchauffement climatique.
L’Union européenne, qui avait mis tout son poids dans la balance pour aboutir à un accord juridiquement contraignant, a dû se contenter d’un texte laissant en suspens la question cruciale du futur pacte climatique.
Vive opposition de l’Inde
Face à la vive opposition de l’Inde, les Européens ont finalement accepté une formulation décrivant ce futur accord, qui devrait entrer en vigueur à partir de 2020, comme « un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale ».
Avec cette « feuille de route » en poche, les Européens ont donné leur accord à la poursuite du protocole de Kyoto après 2012, revendication forte des pays en développement.
Conclu en décembre 1997, le protocole impose aux pays industrialisés, à l’exception notable des États-Unis qui ne l’ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le gaz carbonique.
Migrants de la faim
Pour Caritas Internationalis, le réseau mondial des Caritas dont le Secours Catholique est membre, l’accord de Durban « laisse le monde face à la [prochaine] catastrophe d’une augmentation de température de 4 °C ». Caritas Internationalis souligne que les progrès faits à Durban « ne sont pas suffisants pour arrêter les grandes sécheresses et l’apparition de millions de migrants de la faim, du fait de l’effondrement de la production alimentaire ».
L’espoir d’éviter 4 °C de hausse
Caritas Internationalis espère toutefois dans « l’étroit passage encore ouvert pour éviter la hausse de 4 ° », mais déplore « l’absence d’ambition pour prémunir des millions de vies contre le futur impact des événements climatiques extrêmes provoqués par le changement climatique d’origine humaine ».
Taxes climatiques pas en place
La création du Fonds vert de 100 milliards de dollars par an, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique a été confirmée, mais les taxes envisagées sur le transport maritime ou les transactions financières ne sont toujours pas en place.
Seconde chance à Rio en juin 2012
Caritas Internationalis presse les gouvernements « d’aller au-delà du plus petit commun dénominateur de Durban » et de faire de la conférence internationale de Rio sur le développement durable, en juin prochain, « une grande avancée sur le climat ».
Alors que l’ensemble des ONG présentes n’ont pas caché leur déception, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est resté réservé, saluant un « accord significatif », tandis que le président sud-africain Jacob Zuma s’enthousiasmait d’« un moment de gloire pour l’Afrique du Sud et l’Afrique ».
François Tcherkessoff (avec AFP)



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