
- ©Rafael Ben Ari/Wostok Press/Maxppp
- Spirale de violences à la frontière entre Israël et la bande de Gaza
Les échanges de tirs qui se sont succédé ces derniers jours à la frontière entre la bande de Gaza et Israël ont causé des morts des deux côtés. Cinq policiers égyptiens ont même été des victimes collatérales, rendant tendues les relations entre Israël et l’Égypte.
194e membre de l’ONU
Les violences de ces jours derniers interviennent à un mois de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York où les Palestiniens espèrent que leur État devienne le 194e membre de l’ONU. « Nous espérons que plus de 150 pays voteront en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien dans les frontières de (juin) 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, en tant que membre à part entière des Nations unies », a déclaré le négociateur Saëb Erakat.
En l’absence de reprise des négociations de paix avec Israël, les Palestiniens misent sur cette admission à l’ONU, que la Chine déclarait vendredi 26 août vouloir soutenir. Or Israël rejette catégoriquement cette option et Washington a d’ores et déjà annoncé son intention d’opposer son veto au sein du Conseil de sécurité à la démarche palestinienne.
La bande de Gaza est asphyxiée
Depuis l’opération « Plomb durci » lancée par l’armée israélienne entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009 et qui a coûté la vie à 1 400 Palestiniens, en majorité des civils, la bande de Gaza est asphyxiée. Bernard Flichy, bénévole au Secours Catholique et observateur pour d’autres ONG, se rend souvent dans la région. Dans un texte écrit récemment, il témoigne de la difficulté de vivre à Gaza. « Sans qu’il soit nécessaire de rentrer dans les détails, écrit-il, il est facile de comprendre que :
- la pauvreté touche plus de la moitié d’une population qui ne pourrait pas survivre sans l’aide de l’UNRWA [United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (agence onusienne créée en 1948 pour soutenir les réfugiés palestiniens, NDLR)] ;
- la pollution gagne chaque jour en raison de l’insuffisance du système de traitement des eaux usées (celles-ci se déversent trop souvent directement dans la mer) ;
- la nappe phréatique surexploitée se salinise de plus en plus. L’augmentation des affections rénales dues à l’eau saumâtre le prouve. »
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