
- Crédit : CI/Flickr
Depuis la mi-août, les pluies de mousson ont doublé d’intensité au Pakistan, provoquant de violentes inondations dans les régions méridionales du Sindh et du Baloutchistan, causant 342 morts, touchant 5,4 millions d’habitants et obligeant près de 2 millions de personnes à quitter leur foyer, selon un bilan provisoire. Les cultures sont détruites à 72 % et un tiers du bétail a péri.
Les digues, réparées ou consolidées depuis la catastrophe de l’an dernier, ont à nouveau démontré leur faiblesse face aux précipitations exceptionnelles. Comme en 2010, le gouvernement pakistanais a mis en place des refuges pour abriter les populations sinistrées dans des écoles et des édifices publics. Mais la plupart des déplacés s’installent le long des routes en des campements spontanés.
Les paysans principales victimes
Comme l’an dernier, les eaux vont stagner dans cette large plaine de l’Indus vascularisée par autant de canaux d’irrigation. Les principales victimes sont les paysans, pauvres propriétaires de minuscules lopins de terre ou familles asservies depuis des générations à quelques grands exploitants agricoles. Les inondations leur prennent tout ce qu’elles ont : maison de terre détruite, bétail noyé, terre inexploitable pendant des mois.
Caritas sur place auprès des sinistrés
En appelant aux dons et en débloquant 200 000 euros, le Secours Catholique s’engage à épauler Catholic Relief Services (CRS, la Caritas américaine) dans son programme d’aide aux ménages les plus touchés par ces inondations dans la province du Sindh. Ce programme vise à protéger 140 000 personnes contre les maladies liées aux eaux stagnantes et à leur fournir les objets nécessaires au quotidien. Les déplacés vulnérables (notamment ceux qui ont perdu leurs maisons, mais également enfants, femmes enceintes, femmes chefs de famille, personnes handicapées, ainsi que les membres de minorités religieuses souvent très pauvres et frappées d’ostracisme) sont particulièrement ciblés par ce programme mis en œuvre pendant six mois à partir du 1er octobre.
CRS connaît bien le Pakistan. Présente depuis 1954, l’association américaine du réseau Caritas était l’une des rares organisations internationales à mener des programmes dans le Sindh avant les inondations de l’année dernière. Son personnel mixte (certaines équipes sont composées de femmes) et ses partenaires locaux assurent la compréhension des besoins des communautés sinistrées.



Laisser un commentaire