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Dans un communiqué publié mardi 31 août, la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) qualifie le RSA Jeunes de “mesurette” (Voir Le RSA pour les jeunes opérationnel dès septembre). « Des centaines de milliers de jeunes sont oubliés par cette mesure, affirme l’association. Combien d’entre eux peuvent prétendre avoir travaillé à plein temps plus de vingt-quatre mois au cours des trois dernières années » [condition pour obtenir la prestation, ndlr], demande l’association.
« Contrairement à l’image d’assistés qui leur est souvent accolée, les moins de 25 ans ont envie de travailler afin d’accéder à l’autonomie, poursuit la JOC. Les propositions du Livre vert pour une politique de la jeunesse [ndlr : sous l’égide de Martin Hirsch, ancien haut commissaire à la Jeunesse] laissaient présager une action volontariste de l’État en faveur de l’emploi des jeunes. Mais plus d’un an après, rien n’a été fait. L’emploi des jeunes est dans une situation alarmante et menace toute une génération », déplore le mouvement de jeunes travailleurs. La JOC annonce continuer son action pour l’emploi des jeunes : lutte contre les contrats précaires, formation des jeunes à leurs droits, sécurisation des parcours professionnels et développement de l’accompagnement vers l’emploi.
Pseudo-extension du RSA
De son côté le collectif Génération Précaire fustige la « pseudo-extension du RSA aux jeunes ». « Les conditions strictes d’accès, avoir travaillé deux ans sur les trois dernières années, ne permettraient qu’à 160 000 jeunes de bénéficier de cette mesure », estime le collectif d’étudiants. À la veille de la rentrée universitaire, le collectif revient aussi sur le décret qui interdit les stages en entreprise à des jeunes ayant terminé leurs études, dits stages « hors cursus ». Le décret comporte en effet des exceptions autorisant ces stages. Par ailleurs Génération Précaire dénonce les réinscriptions « bidon » de diplômés à l’université, dans le but d’obtenir des conventions de stage. Pour les jeunes de Génération Précaire, « La possibilité [ndlr : pour les entreprises] de recourir à des diplômés en stage, mine l’insertion professionnelle des jeunes actifs ». Autrement dit : « pourquoi prendre en CDI à la rentrée un jeune diplômé, alors que vous pouvez le prendre sous forme de stage, pour quatre à cinq fois moins cher, même après son diplôme », argumente le collectif.



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