
- © Jan Ronneburger/Dpa/Maxppp
- Deux petites Argentines dans une pauvre maison, en septembre 2009. Depuis quatre décennies, l’Argentine améliore son indice de développement humain (IDH), mais, selon le PNUD, doit encore réduire l’inégal accès aux soins et à l’éducation.
Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les libertés humaines passent désormais par la « durabilité » et l’« équité ». Ces deux termes abruptement traduits de l’anglais désignent, l’un, la nécessité de préserver l’environnement pour les générations futures, et l’autre, celle de privilégier un accès de tous aux richesses naturelles et culturelles.
Deux critères qui viennent s’ajouter à l’IDH
Deux notions qui viennent s’ajouter au niveau de vie, à l’éducation et à la santé – les trois critères déterminant l’indice de développement humain (IDH) créé par le PNUD en 1990, indicateur multidimensionnel prenant en compte, non plus le revenu national brut du pays dont un citoyen est ressortissant, mais la situation sanitaire, scolaire et sociale d’un individu dans un pays donné.
Le rapport 2011, présenté en France par Mme Cécile Molinier, directrice du bureau du PNUD à Genève, prévoit un renversement inquiétant des améliorations du niveau de vie. À cause, justement, des menaces que font peser la dégradation de l’environnement et les inégalités sociales.
Des citoyens acteurs de leur propre développement
Les pistes préconisées par le rapport reposent sur une plus grande capacité des êtres humains à choisir leur avenir. « Les individus doivent pouvoir devenir des agents, des acteurs de leur propre développement », a insisté Mme Molinier. Parmi les devoirs des États, la directrice du bureau de Genève a notamment mentionné celui d’intégrer l’équité aux politiques environnementales ou celui de la transparence financière.
Le rapport propose quelques pistes « essentielles et réalisables » pour financer le développement et un contrôle de l’environnement au niveau mondial. Le rapport donne l’exemple d’un investissement privé que catalyseraient les politiques publiques vers les technologies énergétiques propres ; investissement qui pourrait atteindre 450 milliards de dollars (325 milliards d’euros) dès l’an prochain.
Le réseau Caritas impliqué dans le développement humain
Le Secours Catholique, par le biais du réseau mondial des Caritas et ses programmes de développement, agit sur tous les terrains d’inégalités en résorbant les faiblesses des communautés grâce, par exemple, à des programmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de scolarisation d’enfants ou d’alphabétisation et d’émancipation des femmes.
Voir l’intégralité du rapport sur http://hdr.undp.org/fr/



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