
- Ambafranceht/Flickr
- Des jeunes sont partis en service civique pour six mois en Haïti.
Un an après sa création par la loi du 10 mars 2010, le service civique est en bonne voie. Fin février, 7 607 jeunes avaient signé un contrat, annonce l’Agence nationale du service civique que préside Martin Hirsch, ancien haut commissaire à la Jeunesse. Pour l’ensemble de l’année 2011, « l’objectif est d’avoir 15 000 jeunes qui auront signé un contrat », rappelle pour sa part la secrétaire d’État à la Jeunesse Jeannette Bougrab.
Montée en puissance
Avec 40 000 jeunes inscrits sur le site www.service-civique.gouv.fr, et 25 000 demandes d’agréments des organismes d’accueil des volontaires (ONG, associations, secteur public…), le succès dépasse les espérances. Martin Hirsch a expliqué être limité par son budget de 97 millions pour 2011. Mais le volontariat civique monte en puissance : 20 000 contrats sont budgétés pour 2012 et 25 000 pour 2013. De là, le nombre de jeunes en service civique devrait passer à 75 000 en 2014, selon l’ambition affichée par le gouvernement.
40 jeunes du service civique au Secours Catholique
Le Secours Catholique est aussi sur une pente ascendante. Il accueille à l’heure actuelle une quarantaine de jeunes en service civique pour des périodes de neuf mois à un an et compte en recevoir 60 en septembre puis 100 en 2012. Ces volontaires sont accompagnés par un tuteur dans la délégation qui les accueille. L’accompagnement porte sur la mission du jeune et sur son projet personnel. Les volontaires bénéficient par ailleurs de plusieurs journées de formation au siège national du Secours Catholique.
Les jeunes volontaires mènent au Secours Catholique des actions intégrant souvent de jeunes bénévoles comme par exemple l’aide à la scolarisation des enfants Roms ou l’aide au logement des étudiants démunis.
Sur le plan matériel, les jeunes du service civique ont une couverture sociale complète et perçoivent de l’État une indemnité mensuelle de 442 €, à laquelle la structure d’accueil ajoute 100 € de participation à leurs frais.
Effort qualitatif
Préoccupée de l’aspect qualitatif du service civique, la secrétaire d’État à la Jeunesse souhaite que celui-ci ne soit pas « une parenthèse dans une vie mais une véritable étape vers quelque chose d’autre », ce qui n’est pas, à l’heure actuelle, garanti. Pour y parvenir, Mme Bougrab évoque un décret prochain du ministère de l’Enseignement supérieur pour valoriser le service civique dans les parcours universitaires ou encore des conventions avec une dizaine de grands groupes comme BNP Paribas ou EDF pour qu’elles prennent en compte le service civique dans leurs processus de recrutement.
(Avec AFP)



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