
- ©MATIULLAH ACHAKZAI/EPA/MAXPPP
- Une aide alimentaire d’urgence commence à être distribuée, ici à Muzaffargahr, dans la province du Punjab.
L’aide internationale au Pakistan commence à arriver après l’appel de l’ONU il y a une semaine mais reste trop lente pour les humanitaires qui viennent à bout de leur réserves face à une catastrophe touchant près d’une personne sur dix, ont expliqué mardi 17 août les agences onusiennes.
« Après l’appel du secrétaire général de l’ONU (Ban Ki-moon) qui semble avoir été entendu, on va dans la bonne direction (...) La communauté internationale est en train de se mobiliser », a relevé lors d’un point de presse la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Elisabeth Byrs.
L’appel de 460 millions de dollars (357 millions d’euros) lancé le 11 août par les Nations unies est désormais financé à 35%, a-t-elle précisé, soulignant qu’il ne l’était qu’à 20% lundi matin.
Toutefois, les 124 millions d’euros reçus par l’ONU, qui a également comptabilisé 33 millions de promesses, sont loin de faire le compte pour les humanitaires confrontés à la pire catastrophe naturelle ayant frappé le Pakistan.
« Cela avance mais cela ne veut pas dire que c’est encore parfait », a affirmé Mme Byrs soulignant, à titre d’exemple, que le volet santé n’était financé qu’à 13%.
Les stocks de nourriture sous pression
Alors que l’ONU travaille sur un chiffre de 15,4 millions de personnes touchées d’une manière ou d’une autre, dont six millions sont considérés comme plus vulnérables, les agences s’alarment de la lenteur des fonds.
Le Programme alimentaire mondial a prévenu que « les stocks de nourriture sont sous forte pression pour le mois de septembre », tandis que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) craint que le manque de fonds se traduise par un retard de la distribution de l’assistance qui pourrait entraîner « un risque accru de décès dus à des maladies hydriques ».
« Nos fournitures baissent. Nous avons besoin de plus de ponts aériens et de fonds massifs pour faire face à cette crise », a renchéri le porte-parole du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Andrej Mahecic.
L’ambassadeur du Pakistan auprès de l’ONU à Genève a estimé mardi que la reconstruction du nord du pays, ravagé par des inondations qui ont balayé des villages entiers et noyé de nombreuses terres fertiles, pourrait coûter 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros).
Une zone grande comme l’Angleterre
« La zone affectée est de la taille de l’Angleterre », a indiqué l’ambassadeur Zamir Akram, lors d’une conférence de presse.
Il a également précisé que le pays avait reçu, par l’intermédiaire de l’ONU et des aides bilatérales, quelque 233 millions d’euros pour les secours d’urgence.
Cette catastrophe naturelle, la pire de l’histoire du pays, a fait pour l’instant 1600 morts selon l’ONU.
« Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de cas de choléra ou d’autres maladies », a souligné M. Akram.
Encore 10 jours pour mesurer pleinement l’ampleur des dégâts
Entre sept et dix jours seront encore nécessaires pour évaluer pleinement l’ampleur des dégâts, selon l’ambassadeur pakistanais.
Islamabad estime que plus de 14 millions de personnes sont affectées par les inondations à des degrés divers, allant de celles qui n’ont plus de logement à celles qui ont perdu leurs récoltes.
Mgr Joseph Coutts, évêque de Faisalabad et directeur national de Caritas Pakistan, a lancé un appel à l’aide, dans une lettre adressée à Lesley Ann Knight, secrétaire général de Caritas Internationalis, pour recevoir les moyens de secourir la population sinistrée et soutenir également les efforts de reconstruction pour les innombrables familles qui ont tout perdu. [http://www.flickr.com/photos/276738...]
(Avec AFP)
Pour soutenir ces actions d’urgence en faveur des sinistrés, le Secours Catholique-Caritas France lance un appel aux dons. Pour un don en ligne, cliquez ici : http://donenligne.secours-catholiqu...
ou bien écrivez à :
Secours Catholique, BP 455, 75007 Paris
Mention : « Inondations Pakistan »




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