
- Crédit : Xavier Schwebel / Secours Catholique
Eva, une participante à l’atelier Roms/Gens du voyage, se souvient de la mort de sa fille. Roms en Roumanie, elle et sa famille ont tout fait pour sauver la petite fille gravement malade. Malheureusement, par manque de fonds pour payer le médecin, elle n’a pu être sauvée. Depuis Eva et sa famille vivent en France où ils essayent tant bien que mal de gagner un peu d’argent pour construire une maison en Roumanie. « Ne pensez pas que nous sommes heureux de vivre en France, avertit Eva. Nous n’avons pas d’emploi alors que nous souhaitons travailler. Nous vivons dans une grande pauvreté et n’avons d’autre choix que de faire la manche. » A la différence de la Roumanie, la France compte parmi sa population des personnes qui ont le temps et l’argent de se consacrer aux autres. Les bénévoles du Secours Catholique ont permis à Eva et sa famille de vivre dans un logement stable en France en attendant la fin de la construction de leur maison en Roumanie.
Après trois heures de débats, plusieurs propositions ont émergé de l’atelier : renforcer le contrôle de la gestion des fonds européens consacrés aux Roms, harmoniser l’accès aux aides sociales en Europe, développer des microcrédits destinés aux Roms en Roumanie, donner l’accès à l’éducation aux enfants mais aussi aux adultes, etc. Mais aussi et surtout la levée de la mesure transitoire mise en place lors de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne en 2007. Celle-ci réduit les possibilités de travail à 150 métiers pour les populations de ces pays qui migrent en France. Il a également été demandé de faciliter l’accès à l’information sur les droits et les devoirs des Roms.
Cette dernière proposition s’applique également à la communauté des gens du voyage. « Nous avons besoin d’être informés sur ce que nous devons faire ou ne pas faire », affirme Thérèse, membre de la communauté des gens du voyage. Pour cette population, les participants ont proposé de désigner des personnes médiatrices entre les Gens du voyage et les institutions publiques. Par ailleurs, ils souhaitent que la caravane soit reconnue comme un logement de droit commun, et que les gens du voyage puissent ainsi obtenir l’allocation logement. « Les gens du voyage et les Roms doivent être traités comme n’importe quel autre citoyen européen. »
Lire la suite :
- Monde Rural : « une pauvreté silencieuse »
- Des conditions plus justes pour les migrants
- Changer de regard sur les personnes à la rue
Et aussi :



Laisser un commentaire