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- Des femmes, qui soutiennent la campagne internationale End Water and Poverty, défilent avec un seau sur la tête à la 4e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés, à Istanbul en mai dernier.
« En quarante ans d’histoire des Pays les moins avancés (PMA), seulement trois pays sont sortis de cette catégorie : le Botswana, Cap vert et les Maldives, essentiellement grâce au tourisme », a affirmé Pierre Encontre, économiste à la Cnuced, lors de la présentation du rapport 2011 de l’organisation onusienne sur les PMA, le 17 novembre. En effet, 29 des 48 PMA ont enregistré un progrès marginal ou nul au cours de la dernière décennie. Et seulement dix progressent vers une sortie qui ne peut toutefois pas être envisagée avant 2020. « Au cours de la dernière décennie, le produit intérieur brut des PMA en tant que groupe a augmenté de plus de 7%. Cependant, cette croissance n’a pas généré de possibilités d’emplois productifs. La réduction de la pauvreté a donc été très lente. Il est nécessaire d’opérer un changement dans le modèle de développement des PMA afin de promouvoir une croissance économique soutenue et inclusive », est-il précisé dans le rapport.
La coopération Sud-Sud, un atout
Le rapport de la Cnuced assure que la coopération Sud-Sud contribue à la transformation structurelle des pays les moins avancés . « Deux tiers des transferts privés des PMA proviennent des pays en développement. Par ailleurs, plus de la moitié des exportations de marchandises des PMA vont dans les pays du sud en développement », affirme Pierre Encontre. La Cnuced voit en la coopération Sud-Sud un moyen de faire progresser les PMA, sans pour autant qu’elle ne se substitue à la coopération Nord-Sud. Les PMA pourraient entre autre tirer des enseignements précieux de l’action menée contre la pauvreté par certains partenaires du Sud.
Sortir la moitié des PMA de cette catégorie d’ici 2020
Le Programme d’action d’Istanbul, aboutissement de la quatrième conférence des Nations unies sur les PMA en mai dernier, souligne en effet que la solidarité entre peuples et pays du Sud « peut faire la différence dans le renforcement des capacités humaines et productives, l’assistance technique et l’échange de pratiques optimales. » Les États membres se sont ainsi donnés pour objectif de sortir la moitié des pays les moins avancés de la catégorie des PMA d’ici 2020.
Le Secours Catholique soutient des projets de lutte contre la pauvreté et de développement dans vingt-deux PMA.



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