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Le 5 octobre, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (Unesco), dont le siège est à Paris, a approuvé à une forte majorité (40 voix sur 58) une recommandation d’attribuer à la Palestine le statut de membre à part entière de cette organisation. Initiée par le groupe des pays arabes, cette recommandation sera soumise à la Conférence générale de l’Unesco à la fin du mois d’octobre. Pour obtenir le statut d’État membre, la majorité des deux tiers de ses 193 membres sera nécessaire.
Victoire diplomatique
L’adhésion de la Palestine à l’ONU comme État membre à part entière semble compromise par le veto qu’opposeront les Américains au Conseil de sécurité. En revanche, à l’Unesco, il n’existe pas de droit de veto. Et si beaucoup voient dans la décision de cette organisation une victoire diplomatique, c’est que le vote à la majorité des membres qui composent l’Unesco est possible.
Pas gagné d’avance
L’adhésion palestinienne n’est pourtant pas gagnée d’avance. Les protestations ont immédiatement suivi cette décision et les Américains ont immédiatement menacé de ne plus financer l’Unesco. Israël a violemment critiqué cette demande d’adhésion ; le ministre israélien des Affaires étrangères a estimé que « les actions des Palestiniens à l’Unesco nient à la fois les négociations bilatérales et la proposition du Quartette [Russie, UE, ONU et États-Unis] de poursuivre le processus diplomatique ».
Menaces américaines de ne plus financer l’organisation
Par le biais d’un communiqué de David Killion, l’ambassadeur américain à l’Unesco, les États-Unis ont appelé « toutes les délégations » à voter « non à cette recommandation ». Et depuis Washington, la présidente de la commission de la Chambre des représentants, Kay Granger, a annoncé qu’elle allait s’ « employer à mettre fin au financement » américain de l’organisation culturelle.
La France juge cette adhésion prématurée
La France, qui s’est abstenue lors du vote, a fait savoir qu’elle jugeait prématurée une adhésion pleine et entière de la Palestine à l’Unesco, organisation qui n’est pas, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, « l’enceinte appropriée ».
L’Espagne votera oui
L’Espagne, qui elle aussi s’était abstenue lors du vote d’approbation de la recommandation, a annoncé dans la soirée qu’elle voterait « en faveur de cette recommandation ».
Dans une tribune publiée le 20 septembre dernier dans le journal La Croix, le président du Secours Catholique, François Soulage, a déclaré : « La Palestine est sur le point de voir examinée sa demande d’admission comme État membre de l’ONU. Le Secours Catholique souhaite que cette demande aboutisse et que l’État palestinien, dans ses frontières de 1967, devienne le 194e État membre des Nations unies. Depuis toujours, nous sommes engagés dans cette région du monde. D’abord pour venir en aide aux réfugiés palestiniens et aux victimes des divers conflits ayant affecté la région, mais également par notre action de soutien à des projets sociaux et de promotion de la paix. » Lire l’intégralité de la tribune
(avec AFP)
lire aussi la « Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy » adressée par la Plateforme Palestine au président de la République concernant l’adhésion de la Palestine à l’ONU.



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