Accéder au site des jeunes solidaires Accéder au portail "Vous aider" Accéder à la l'espace Multimédia
 
 
Le CEDRE : antenne parisienne pour demandeurs d’asile
mise en ligne : 06-03-2006

Si vous souhaitez vous rendre au CEDRE, notez bien qu'il se situe au numéro 23 du boulevard de la Commanderie, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. Sinon, vous risquez de passer devant sans apercevoir la discrète pancarte qui indique les heures d’ouverture et invite à passer le modeste portail grillagé.

Le CEDRE (Centre d’entraide aux demandeurs, réfugiés et émigrants) accueille près de 3000 demandeurs d’asile par an. Créé en 1989 pour aider les «boat people», il a continué à s’occuper de tous les demandeurs d’asile d’Ile-de-France.
Au CEDRE, ce sont 17 salariés qui accueillent et accompagnent les étrangers qui ont fui leurs pays. Pour ce faire, les hôtes du Centre parlent, à eux tous, pas moins de 16 langues. Il le faut. La plupart des demandeurs d’asile ne parlent pas français. Dès que l’on s’adresse dans leur langue, ils s’ouvrent à la conversation, se racontent et donnent les outils nécessaires à l'accomplissement des demandes.
Agréé par la préfecture de police, le CEDRE permet au nouvel arrivant de s’y faire domicilier, d’être aidé pour remplir les formulaires et les demandes auprès de l’OFPRA et de la Commission des recours, de suivre des cours de formation (en français, en informatique…), et de bénéficier éventuellement d’un hébergement temporaire.
Les bâtiments, les salles d’attente et les bureaux d’accueil sont impeccables. L’accueil est efficace. Le directeur du CEDRE, Joseph Rouhban (lire son portrait) a le sens de l’hospitalité. Il se soucie d’ouvrir les portes quelques minutes plus tôt lorsque le temps est froid ou pluvieux pour que les premiers arrivés se mettent à l’abri. Il songe à remodeler la salle d’attente, la disposition des sièges pour la rendre plus chaleureuse.
«Toutes les vies qui nous arrivent ici sont différentes. Mais toutes sont un drame» explique Joseph Rouhban. Alors, le CEDRE, s’il ne peut faire oublier leur passé dramatique, se concentre sur l’espoir qu’a chacun d’eux d’être accepté par la France.
Et quand ils obtiennent le titre de séjour, les «statutaires» ne sont pas pour autant sortis de l’auberge. Le CEDRE s’organise pour pouvoir bientôt continuer de s’occuper d’eux, de les accompagner dans les démarches auprès de l’ANPE et de les instruire sur leurs nouveaux droits et obligations.

La politique de l’immigration est en passe de changer. Le projet de loi Sarkozy restreint encore plus les demandes d’asile. Joseph Rouhban s’en alarme. Le droit d’asile est un droit fondamental que des considérations économiques ne devraient pas entraver.



Newsletter
      
 
Mentions légales