Catastrophes climatiques, hausse des prix du pétrole, stocks mondiaux de céréales au plus bas... la conjoncture internationale en matière de produits alimentaires est très défavorables notamment pour les pays les plus pauvres. La FAO propose de nouvelles méthodes d'aide pour sortir de la crise alimentaire qui frappe ces pays. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relève que 37 pays du monde doivent faire face à des crises alimentaires à cause de catastrophes naturelles ou des nombreux conflits qui agitent la planète. Par ailleurs, note l’institution de l’ONU, « la sécurité alimentaire est sans cesse remise en cause par la hausse sans précédent des cours des produits agricoles provoquée par des stocks mondiaux à leur plus bas niveau historique, des sécheresses et des inondations dues aux changements climatiques, des cours élevés du pétrole et la demande croissante sur les biocarburant ». La FAO estimait fin 2007 à 107 milliards de dollars le coût des importations de denrées alimentaires des pays à faible revenu. La FAO propose, en plus des action urgente, d’améliorer l’accès aux intrants agricoles (engrais, semences…) en délivrant aux paysans pauvres des bons d’achats. L’agence prône de suivre l’exemple du Malawi qui, par ce biais, a pu obtenir des résultats spectaculaires. La production de maïs a ainsi dépassé d’un million de tonnes les besoins nationaux… La FAO s’engage dans le financement d’un programme modèle d’interventions.
Stéphane Fernandez |