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Urgence climatique pour le sommet de Copenhague
mise en ligne : 06-10-2009

« Les ouragans, sécheresses, inondations… augmentent de façon alarmante - les interventions d’urgence deviennent notre "ordinaire" - et réduisent à néant les projets de développement que nous menons dans les pays les plus pauvres », déclaraient les réseaux catholiques CIDSE (Coopération internationale pour le développement et la solidarité) et Caritas Internationalis, dans un document publié en juillet 2008.

Le Secours Catholique/Caritas France, Greenpeace, Médecins du Monde, WWF-France, et sept autres signataires, lancent un « ultimatum climatique » pour le sommet de l’ONU sur le climat qui se tiendra du 7 au 12 décembre à Copenhague.

Le texte complet et la pétition à signer sont à cette adresse : www.copenhague-2009.com.

Voici les points principaux  de cet appel soutenu par le Secours Catholique :

Nord/Sud
- Les pays développés s’engagent à réduire sur leur territoire national les émissions de gaz à effet de serre de plus de 40 % d’ici 2020 par rapport à 1990.
- Au Sud, des populations continuent à trouver des solutions (au moins partielles) face aux effets du changement climatique (par exemple, des méthodes traditionnelles de protection des terres). Au Nord, les autorités libèrent les fonds promis et fournissent des technologies adaptées aux pays en développement (adaptées à leur culture, à leurs savoir-faire…) pour atténuer l’impact dévastateur des rejets de gaz. En contrepartie, ces pays baissent leurs émissions de gaz (un engagement pris en 2007).
- Pour réduire les émissions qui résultent de la dégradation de la forêt et de sa disparition il faut planter massivement des arbres afin de reconstituer des « réservoirs à carbone » et sauver les espèces animales et végétales, en particulier en Amazonie et dans le bassin du Congo.
- En parallèle, les Etats-Unis et l’Union européenne, entre autres, réforment leurs politiques agricoles, alimentaires et énergétiques pour favoriser au Sud une utilisation de la terre plus favorable aux pauvres.
- Demander une réflexion de fond sur la consommation d’énergie dans les pays du Nord pour éviter que « le confort vert » recherché chez nous ne provoque des tragédies humaines en Afrique, Amérique latine, ou Asie… (exemple : conditions de travail honteuses et état de santé précaire de nombreux travailleurs agricoles).

Europe
- Privilégier les énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolienne, géothermie) respectueuses de l’environnement.
- S’assurer que l’économie verte sera à la hauteur de ses promesses (600 000 emplois « verts » prévus d’ici à 2020 par le « Grenelle » en France) : lier le combat contre l’impact des changements climatiques à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (en 2010, cette lutte sera le thème de l’ « Année européenne »).

Monde
Caritas Internationalis (163 Caritas nationales) souligne trois points :
- « L’équité intergénérationnelle » : comment chaque génération est-elle en lien avec les précédentes générations ou les suivantes ? Comment gère-t-elle les ressources naturelles ou culturelles de la planète ? Avec sagesse, prise en compte du « patrimoine » légué dans ce domaine, capacité d’anticipation… ?
- La solidarité des plus riches vers les plus pauvres : fondamentale dans cette « lutte climatique », elle a pour corollaire le principe de subsidiarité. C’est-à-dire que l’aide des pays industriels aux pays en développement ne doit pas empêcher ces derniers d’exercer leur pleine liberté et responsabilité.
- « Justice procédurale » : elle implique que les personnes en première ligne face à l’impact du réchauffement climatique – les plus démunis et les plus fragiles – accèdent aux négociations internationales sur le climat afin de s’assurer que leurs préoccupations sont prises en compte et suivies d’effets dans les décisions prises.

Pour agir : signons la pétition ici : www.copenhague-2009.com.

 Urgence pour la planète (le dossier complet)
crédit : Gaël Kerbaol / SC
Bangladesh, vraisemblablement l'un des pays les plus touchés par le changement climatique. Le village de Gabura, inondées après le passage du cyclone Aila et la destruction des digues. 50 familles vivent autour de l'abri anti-cyclonique.


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