Le bilan, toujours provisoire, du raz de marée de dimanche en Asie du Sud, s’élevait, mercredi 29 décembre, à 62 000 morts et 30 000 personnes disparues. Le Secours Catholique a déjà mis une première aide d’urgence de 100 000 euros à la disposition des Caritas des pays touchés par le tsunami et lancé un appel aux dons. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le risque d’épidémies provoqué par la décomposition des corps non encore découverts et la pollution de l’eau pourrait faire doubler le terrible bilan du tsunami qui a frappé l’Asie du Sud le 26 décembre
Aloysius John, responsable du département Asie-Moyen Orient du Secours Catholique est au Sri Lanka (anciennement Ceylan), où l’on dénombre 17 800 morts, 2 000 blessés et 2 000 personnes disparues. C’est le second pays le plus touché par le tsunami après l’Indonésie (30 à 40 000 morts dans le nord de Sumatra, proche de l’épicentre). Aloysius John confirme le risque d’épidémie sur une longue bande côtière du Sri Lanka, s’étendant de Colombo, la capitale, à la ville de Tricomalee, au nord-est de l’île. La vague monstrueuse a charrié des masses de boue d’où commencent seulement à ressortir des corps, rapporte Aloysius. Et les cadavres restitués par l’eau, très difficiles à brûler, posent aussi un problème d’hygiène.
Les besoins en eau potable, désinfectants, médicaments, nourriture et vêtements pour le million de personnes qui ont réussi à fuir, sont considérables. La Caritas Sri lankaise fait le maximum pour y pourvoir, dans les églises ou les écoles transformées en centres d’urgence. Elle fait porter un effort particulier sur Batticaloa, à l’Est de l’île, secteur tenu par la rébellion tamoule, qui ne reçoit pas d’aide gouvernementale.
Caritas France, organe de liaison
Le Secours Catholique-Caritas France, engagé depuis longtemps aux côtés de la Caritas sri lankaise, pour la paix, la reconstruction et le développement, la soutient tout particulièrement dans cette épreuve. Dans le partage des responsabilités qui s’opère en ce moment à Rome, au siège de la confédération Caritas Internationalis, le Secours Catholique devrait être désigné comme organisation reférente ou " Caritas de liaison " pour le Sri Lanka. Car la catastrophe a beau transformer la malédiction de la guerre civile en " bénédiction de la solidarité et de l’unité entre chrétiens, hindous et musulmans ", selon les mots du directeur de la Caritas Batticaloa, cela ne suffira pas à relever ce pays pauvre d’un tel désastre
En Inde (9 000 morts, 30 000 disparus, 160 000 sans-abri), le gouvernement a refusé l’aide internationale. Cependant Caritas India signale que l’aide annoncée par l’Etat n’a pas encore atteint certaines populations, comme les pêcheurs durement frappés du diocèse de Kottar, au sud du pays. La Caritas indienne, partenaire de longue date du Secours Catholique est présente sur les lieux de la catastrophe et dans des dizaines de centres de réfugiés improvisés, recherchant les corps pour les enterrer, fournissant nourriture, eau, médicaments aux survivants… Elle prévoit déjà la phase de post-urgence : réseaux d’eau et d’électricité à reconstituer, désinfection, vaccination, installation de toilettes, recherche de terrains pour reconstruire... Cela dépasse largement les moyens nationaux. L’aide de la confédération Caritas Internationalis est requise. Le Secours Catholique y contribuera, tout comme pour l’Indonésie (32 800 morts) ou la Thaïlande (1 600 morts, 4 000 disparus), lorsque les besoins auront été précisément recensés par les différentes équipes d’évaluation mises en place dans les pays par Caritas Internationalis.
Pour soutenir les programmes d'urgence développés par les membres du Secours Catholique en lien avec ses partenaires sinistrés, merci de bien vouloir faire parvenir vos dons au : Secours Catholique / Caritas France, BP 455, 75007 Paris, en précisant la mention "Séisme Asie du Sud" ou de procéder maintenant à un don en ligne sécurisé. Merci de votre générosité et de vos très nombreux appels de soutien. |