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Asie du Sud : l’apport décisif de Caritas
mise en ligne : 12-01-2005

Plusieurs millions de personnes rescapées du séisme et du raz de marée du 26 décembre dépendent de l’aide d’urgence pour s’approvisionner en nourriture et eau potable, s’abriter des pluies qui s’abattent ces derniers jours sur l’Asie du Sud et éviter les épidémies.

Le Secours Catholique / Caritas France et le réseau mondial des Caritas se tiennent en état d’alerte et sont fortement mobilisés en faveur des victimes du Sri lanka, de l’Inde, de l’Indonésie et de Thaïlande. A ce jour, les contributions du réseau Caritas s’élèvent à 42,5 millions d’euros. Pour sa part, le Secours Catholique est nommé agence de liaison au Sri Lanka par mandat de Caritas Internationalis. Un premier fonds de 300 000 euros a d’ores et déjà été envoyé à la Caritas sri lankaise où une équipe de 300 personnes agit dans les trois zones géographiques les plus affectées que sont Jaffna, Galle et Batticaloa. Dés le 6 janvier le Secours Catholique fera parvenir 400 000 euros supplémentaires à l’ancienne île de Ceylan. Ces sommes proviennent des dons qui ne cessent d’affluer, depuis le raz de marée du 26 décembre. Le Secours Catholique remercie les personnes qui se rendent ainsi concrètement solidaires des victimes du désastre de l’Océan indien. Au total, l’association comptabilisait 7 millions d’euros de dons le 5 janvier.

Au Sri Lanka, un bilan provisoire fait état de 30 000 morts et près de 4 000 disparus. Sur le terrain, les équipes locales coordonnent l’aide d’urgence autour de la distribution alimentaire, la fourniture d’abris provisoires, de kits sanitaires et médicaux agréés par l’OMS et l’approvisionnement en eau potable. Une somme de 250 euros est également prévue pour les familles dont les maisons n’ont été que partiellement détruites. Afin de favoriser la relance de l’activité maritime, (90 chalutiers brisés, 15 000 bateaux et 10 ports détruits), 250 euros seront alloués par bateau récupérable. Les bateaux et maisons irréparables seront remplacés.

Faire face à la détresse psychologique

A l’est, dans le district de Batticaloa, chacun des réfugiés des 98 centres d’urgence a perdu au moins un membre de sa famille, nous précise Caritas Sri Lanka. Des volontaires de Caritas ont encore découvert, le 4 janvier, 74 corps en état de décomposition avancée, dans le secteur de Galle, au sud du Sri Lanka.. Un bilan d’autant plus lourd qu’un tiers des victimes sont des enfants (18 000 recensés).
Deux des quatre containers de médicaments envoyées de Paris au Sri Lanka par le Secours Catholique, sont destinés aux enfants. Ils ont été réceptionnés lundi 3 janvier par Caritas Sri Lanka à l’aéroport de Colombo. Ils sont redirigés vers les hôpitaux de Batticaloa, où les besoins sont les plus urgents. Caritas Sri Lanka demande d’autres kits de remèdes pouvant être administrés sans le recours spécifique aux médecins ou infirmières débordés. Le Secours Catholique / Caritas France a d’ores et déjà prévu un nouvel envoi pour le 9 janvier.
Caritas Sri Lanka met en place un accompagnement psychologique face à l’immense détresse des familles. Une professionnelle est dépêchée par la Caritas Pays-Bas, pour former des bénévoles sri lankais au soutien psychologique. Un partenaire canadien spécialisé dans la formation d’accompagnement psychologique devrait rejoindre les équipes sur place.

Restaurer les infrastructures

Les besoins du Sri Lanka post urgence sont immenses. Le SOA (appel pour opération spéciale) actuellement préparé par les équipes d’évaluation de terrain, est estimé à environ 16 millions d’euros.
Les puits des régions côtières sont pollués, les réseaux de distribution d’eau détruits. Il y a pénurie d’eau potable. Une équipe de Caritas Allemagne a été dépêchée dans la région de Batticaloa pour effectuer des tests sur les puits. La fourniture d’installations de purification et de désalinisation de l’eau reste toutefois une priorité. Plusieurs sociétés françaises ont proposé des stations mobiles d’épuration au Secours Catholique.
L’électricité n’étant plus disponible sur les côtes, Electriciens sans frontière propose 25 groupes électrogènes. Ils devraient être acheminés dès dimanche par des techniciens. Des réserves de gazole seront installées dans les hôpitaux et les centres de réfugiés.

Veuves et orphelins exposés

L’Inde (plus de 15 000 morts), déplore plus du tiers de ses victimes dans le district côtier de Nagapattinam, Etat du Tamil Nadu, au Sud-Est du continent. L’Etat du Kerala est également lourdement affecté (31 000 familles touchées, 6 000 maisons détruites, près de 10 000 endommagées).
Les réseaux de l’Eglise sont mobilisés depuis le premier jour, rapporte la Caritas indienne. Au-delà de la première urgence, les populations vont avoir besoin de tentes, d’eau et d’installations sanitaires pérennes. En Inde, comme au Sri Lanka, les équipes ont procédé à l’achat de fournitures scolaires. La scolarisation des enfants est essentielle dans le parcours de reconstruction de l’enfant. la Caritas indienne place au rang de ses priorités la protection des veuves et des orphelins, particulièrement exposées au trafic humain.
En Indonésie et en Thaïlande, de nombreuses réunions de coordination ont permis en collaboration avec les Caritas anglo-saxonnes d’établir les stratégies d’intervention.

Les autres pays frappés par les tsunamis ne sont pas oubliés, mais les apports extérieurs peuvent ne pas concerner l’urgence (cas de la Thaïlande) ou être compliqués par une faible présence des réseaux d’église (cas de Sumatra, en Indonésie). Ils seront, en tout état de cause, pris en compte par le SOA global de Caritas Internationalis. Ce dernier devrait atteindre 33 millions de dollars.


Pour soutenir les programmes d'urgence développés par le Secours Catholique en lien avec ses partenaires sinistrés, merci de bien vouloir faire parvenir vos dons au :
Secours Catholique / Caritas France, BP 455, 75007 Paris, en précisant la mention "Séisme Asie du Sud"
ou de procéder maintenant à un don en ligne sécurisé.
crédit : J.L. Mège / SC


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