Plus de 1 000 morts depuis janvier, plus de 160 000 déplacés, dont 41 000 à Jaffna au nord de l’île depuis deux mois. Les dernières hostilités au nord et à l’est du Sri Lanka semblent entraîner inexorablement le pays au bord d’une nouvelle guerre. La situation humanitaire se durcit chaque jour. Le travail des ONG est de plus en plus entravé. Interdiction d’accès aux populations, menaces, démarches administratives multipliées. Les programmes de reconstruction post-tsunami dans les zones affectées du nord et de l’est sont au mieux ralentis, au pire totalement arrêtés.
Vive inquiétude
Devant la montée de la violence et l’incapacité de poursuivre leur travail en sécurité, les deux expatriés du Secours Catholique en poste à Kilinochchi dans la province du Vanni aux mains du LTTE, ont été évacués vers Colombo. La Croix Rouge internationale a procédé à leur rapatriement avec les membres d’autres ONG présentes dans cette zone. Les trois expatriés du Secours Catholique et de Trocaire, Caritas Hollande, présents à Jaffna, sont pour leur part évacués le 25 août à bord d’un bateau affrété par la Croix Rouge. En conséquence, les agences de l’ONU ont mis en place un Plan commun d’action humanitaire pour la période de septembre à décembre 2006 pour mener à bien les interventions destinées aux personnes nouvellement déplacées dans différents secteurs : protection/Droits de l’homme, abris/gestion de camps, nourriture/nutrition, santé et éducation. Caritas Sri Lanka et les diocèses se sont adjoints aux différentes réunions de coordination aux niveaux nationaux et régionaux concernant ce plan. D’autre part, Caritas Sri Lanka assure une aide alimentaire, un soutien psycho-social, des programmes d’éducation à l’intérieur et à l’extérieur des camps dans les districts de Jaffna, du Vanni, de Trincomalee et de Batticaloa dans le cadre du programme de soutien aux victimes de la guerre au Sri Lanka mis en œuvre en 2005.
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