Dix ans d’engagement auprès des migrants à Calais

Publié le 18/08/2014
Pas-de-Calais
 

Depuis 2002, et la fermeture définitive du centre de Sangatte, la ville portuaire continue d'être pour de nombreux migrants une ultime étape avant l’Angleterre. Et pour d’autres, une impasse. Pour pallier le « non-accueil » des pouvoirs publics, les salariés et bénévoles du Secours Catholique à Calais se démènent pour permettre des conditions de vie décentes aux personnes exilées.

 
Dix ans d’engagement auprès des migrants à Calais

Le Secours Catholique auprès des migrants

 

« Cela fait dix ans que Sangatte est fermé, et ça continue toujours dans les même conditions », explique Mariam Guerey, animatrice au Secours Catholique à Calais. Elle constate : « Le plus dur pour les exilés, c'est d'être seuls et complètement ignorés. Parfois, il n'y a même pas besoin de leur apporter quelque chose, rien que le fait de les voir et de leur dire bonjour suffit. Quand je vois un migrant, je klaxonne. C'est une manière de dire : "Tu es là, je suis là, je te vois. Tu es un frère à moi."»

« Pour moi ce sont tous des gens qui ont un visage, qui sont une personne, raconte le père Michel Delannoy, bénévole au Secours Catholique à Calais. Ce ne sont pas des réfugiés, ce sont vraiment des gens que je rencontre. »

Deux femmes discutent
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