«Sans correspondance, j’ai un sentiment de manque»

Publié le 07/08/2013
Moselle
 

Incarcération oblige, le témoignage de ce détenu entretenant une correspondance régulière avec un bénévole du Secours Catholique de la Moselle est anonyme. Son récit n’en est pas moins touchant. Bénévoles, salariés, personnes accueillies… Régulièrement, des acteurs du Secours Catholique prennent la plume et témoignent de leurs histoires, passées ou présentes.

« Personnellement, en faisant fi du fait que j’aime beaucoup écrire, avoir une « oreille » neutre, sans jugement et qui ne tombe pas dans le pathos, en ne répondant pas qu’à mes interrogations mais qui me raconte ce qui fait sa vie, me fait un peu sortir du monde carcéral et me fait découvrir d’autres horizons, d’autres vues de la vie, de l’esprit.

 

Evasion épistolaire

Je ne dirai pas que c’est comme un(e) psy qui répond à vos questions mais plutôt comme un ami qui donne de ses nouvelles régulièrement, c’est un lien fort si on fait bien « l’effort » de l’apprécier.

Une chose est sûre, c’est que lorsque je ne reçois pas [son] courrier comme chaque vendredi j’ai un sentiment de manque, l’impression que quelqu’un vous oublie, même si je sais que chacun doit vivre sa vie et a d’autres préoccupations naturellement premières. »

En guise de conclusion, Monsieur X glisse à son correspondant une phrase qui résume bien la relation qui s’est développée entre-eux au fil du temps : « Bon, tu m’excuses si je n’ai pas été plus inspiré sur le sujet mais comment te décrire le fait que tes lettres sont comme celles d’un ami dont on attend des nouvelles ? »

Retrouvez toutes les actions du Secours Catholique de Moselle sur son site web.

Les barreaux d'une prison donnant sur un espace vert
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