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Les familles sous le poids des dépenses incompressibles

08/11/2011

L’analyse du rapport « Statistiques d’accueil 2010 » révèle l’aggravation des situations liées au chômage.

credit : G. KERBOAL / S.C.L’étude des 628 800 situations rencontrées par les équipes du Secours Catholique en 2010 (environ 1,5 million de personnes accompagnées) révèle une certaine stabilité par rapport à 2009, notamment la persistance d’une majorité de personnes éloignées de l’emploi. Les familles avec enfants sont plus nombreuses qu’en 2009, 52,7 % contre 50,4 %, avec des dépenses incompressibles – loyer, énergie (+ 6,6 %), eau, téléphone, assurances, transports, frais scolaires – qui alourdissent leur budget. Les mères seules représentent 26,6 % des familles avec enfants, contre 25,3 % en 2009, et les couples avec enfants atteignent 22,8 %.

Si 92 % des ménages rencontrés vivent sous le seuil de pauvreté (949 euros pour une personne seule), le revenu moyen par unité de consommation augmente de 5 %, à 576 euros. Cette relative amélioration peut s’expliquer par la montée en puissance du RSA activité (prestation complémentaire à de faibles revenus du travail). Pour autant, trouver un emploi peut désormais prendre douze mois en moyenne en 2010, soit trois mois de plus qu’en 2009. Pire, des salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) font appel au Secours Catholique, signe que même l’emploi stable n’assure plus un niveau de vie décent.

Face à ces difficultés, l’aide financière moyenne de l’association passe de 78 euros en 2009 à 85 euros en 2010. Parallèlement, la demande alimentaire augmente nettement en 2010, preuve que le solde budgétaire des familles pour se nourrir diminue face aux dépenses incompressibles.

F. T.

Commentaires

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  • Les familles sous le poids des dépenses incompressibles 16 novembre 2011 17:49, par unagraps

    Comme dans beaucoup de statistiques, il n’est pas fait mention des ménages d’une personne qui assume sule toutes les charges de la vie quotidienne. Pour ses ménages (définition INSEE) le poids des dépenses incompressibles, dont le logement, est pratiquement le même que pour les ménages de deux personnes sans enfant. De ce fait leur niveau de vie est de 25 à 30% inférieur à celui du couple (sans enfant).

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