L’étude des 628 800 situations rencontrées par les équipes du Secours Catholique en 2010 (environ 1,5 million de personnes accompagnées) révèle une certaine stabilité par rapport à 2009, notamment la persistance d’une majorité de personnes éloignées de l’emploi.
Les familles avec enfants sont plus nombreuses qu’en 2009, 52,7 % contre 50,4 %, avec des dépenses incompressibles – loyer, énergie (+ 6,6 %), eau, téléphone, assurances, transports, frais scolaires – qui alourdissent leur budget.
Les mères seules représentent 26,6 % des familles avec enfants, contre 25,3 % en 2009, et les couples avec enfants atteignent 22,8 %.
Si 92 % des ménages rencontrés vivent sous le seuil de pauvreté (949 euros pour une personne seule), le revenu moyen par unité de consommation augmente de 5 %, à 576 euros. Cette relative amélioration peut s’expliquer par la montée en puissance du RSA activité (prestation complémentaire à de faibles revenus du travail). Pour autant, trouver un emploi peut désormais prendre douze mois en moyenne en 2010, soit trois mois de plus qu’en 2009. Pire, des salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) font appel au Secours Catholique, signe que même l’emploi stable n’assure plus un niveau de vie décent.
Face à ces difficultés, l’aide financière moyenne de l’association passe de 78 euros en 2009 à 85 euros en 2010. Parallèlement, la demande alimentaire augmente nettement en 2010, preuve que le solde budgétaire des familles pour se nourrir diminue face aux dépenses incompressibles.
F. T.

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