Les travailleurs sociaux poursuivent les évaluations dans le delta de l'Irrawaddy et découvrent au fur et à mesure de leurs progressions, des scènes dramatiques et poignantes. Douze jours après le passage du cyclone Nargis qui a frappé le delta de l'Irrawaddy dans la nuit du 3 au 4 mai 2008, un travailleur social de l’Église birmane, de retour d’une tournée d’évaluation, a tenu à témoigner, sous couvert d’anonymat : « Nous sommes allés à Phyapon. Nous avons descendu l’Irrawaddy en bateau, et le long du trajet, des corps d’êtres humains et d’animaux flottaient. Arrivés à un village détruit, nous étions les premiers à y pénétrer, nous avons été témoins d’un spectacle d’une tristesse infinie. Les enfants mordillaient des écorces de noix de coco. Des animaux morts jonchaient le sol, mais personne n’avait ni l’énergie ni l’envie de les ensevelir. » Les survivants, dépourvus de tout, se sont réfugiés dans des églises et des monastères sans toit. « Mais là non plus, les secours n’étaient pas encore parvenus. » Différentes congrégations religieuses et 140 bénévoles se sont rapidement mobilisés en créant une structure ad hoc, le Myanmar Disaster Relief Committee (MDRC), pour répondre à la catastrophe. La junte militaire au pouvoir refusant toujours l’entrée de toute aide humanitaire, la confédération Caritas Internationalis pilote cette opération d’urgence en acheminant de l’argent pour acheter des biens sur place. Des distributions de vivres et de biens de première nécessité ont été effectuées auprès de 16 000 personnes dans un premier temps et seront étendues à plus de 50 000 personnes. Emmanuelle Dethomas Le Secours Catholique a lancé un appel aux dons :
Merci d’envoyer vos dons avec la mention « Cyclone Birmanie » au Secours Catholique-Caritas France BP 455 75007 Paris
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