Paris, le 29 mai 2009 A la veille de l’entrée en vigueur du Revenu de Solidarité Active (RSA), lundi 1er juin, le Secours Catholique réaffirme son adhésion aux objectifs de ce nouveau dispositif. Il s’inquiète cependant des difficultés prévisibles pour sa mise en œuvre, liées à la fois à l’impact de la crise économique, mais également à l’insuffisance de moyens humains et financiers prévus par le gouvernement.
Dès le mois prochain, le RSA, remplacera le RMI, l’Allocation Parent Isolé (API) ou encore la Prime de retour à l’emploi. Il permettra également à ceux qui retrouvent un emploi de percevoir un complément de revenus. Plus de 3 millions de personnes devraient être concernées (dont 1,4 million Rmistes et allocataires parents isolés), parmi lesquelles les personnes sans emploi de plus de 25 ans ou celles d’âge inférieur avec au moins un enfant ou un enfant à naître. Il permettra la prise en compte des personnes selon leurs ressources et non plus selon leur statut.
Le premier défi que le RSA aura à relever, sera de « rejoindre » tous ceux qui auront des démarches particulières à accomplir pour en bénéficier, à savoir : les travailleurs pauvres.
Pour le Secours Catholique, ce dispositif est une chance à saisir pour développer la mobilisation des acteurs locaux (Conseils généraux, CCAS, Pôle Emploi, associations…) dans leur lutte contre l’exclusion. Ceux-ci seront en effet les maîtres d’œuvre du RSA.
Cependant, face à l’importance des enjeux et au nouveau contexte économique et social né de la crise, le Secours Catholique regrette que le gouvernement sous-estime les moyens humains et financiers nécessaires au lancement de ce dispositif.
Ainsi, l’accompagnement social et professionnel reconnu comme un droit pour toutes les personnes qui le demanderont, nécessite un renforcement significatif de moyens tant pour les services sociaux, que pour les Pôles Emplois déjà débordés.
Pour le Secours Catholique il est essentiel que des moyens conséquents soient également consacrés à la formation et à l’implication des représentants des bénéficiaires qui auront une part active, prévue par la loi, dans la mise en oeuvre et l’évaluation du dispositif.
Enfin, sur le plan administratif, les Caisses d’Allocations Familiales et la Mutualité Sociale Agricole, doivent être dotées des ressources nécessaires afin d’éviter les dysfonctionnements qui pourraient avoir lieu lors des premiers versements du RSA. |