Paris, le 16 octobre 2009 Au moment où l’étendue des dégâts économiques et sociaux liés à la crise, s’amplifie, le Secours Catholique constate au quotidien qu’une part croissante de la population, au premier rang desquels, les jeunes et les personnes âgées, sont de plus nombreux à être confrontés à de graves difficultés dans les domaines du logement, du pouvoir d’achat, du surendettement, de l’accès à l’emploi et à la formation. Cette dégradation est également visible à la lecture du « tableau de bord de suivi de la pauvreté » présenté cette semaine par Martin Hirsch.
Même si, cette initiative est à souligner, elle souffre d’un contenu et d’une méthode de mise en œuvre fragiles, notamment par l’ancienneté des données reprises.
L’objectif de réduction de 30% de la pauvreté durant le mandat de Nicolas Sarkozy, ne peut être l’unique objectif. Il ne vise qu’à permettre à ceux qui sont aujourd’hui proches du seuil de pauvreté de 2006 de le franchir.
C’est pourtant vers l’ensemble des personnes concernées par des conditions de vie difficiles que le gouvernement doit cibler ses politiques. Faute de quoi, il n’aura résolu qu’une partie du défi et qui plus est pour la population la moins fragilisée, mais qui n’en restera pas moins dans une situation précaire.
Au moment ou les associations de lutte contre la pauvreté se mobilisent pour refuser la misère, elles constatent une amplification des renoncements des publics qu’elles accueillent (santé, équilibre alimentaire, qualité du logement, loisirs…).
Alors que cette journée du 17 octobre va être marquée par de nombreuses initiatives au plan local, le Secours Catholique s’inquiète des incertitudes qui pèsent sur le budget des communes à travers la suppression annoncée de la taxe professionnelle.
C’est l’action sociale de proximité, initiée par les communes et le centre communal d’action sociale (CCAS), qui risque de souffrir des inévitables arbitrages budgétaires à venir.
Dès lors, quel sens aurait la réduction quasi mécanique, d’un tiers de la pauvreté monétaire sur cinq ans, si les services et soutiens apportés localement aux plus fragiles disparaissaient ? |