| mise en ligne : 31-10-2006 |
Construction d'une aire d’abattage pour les bouchers du camp et du village, de ronds points et de latrines familiales. Les activités de construction de cet ouvrage qui doit desservir à la fois les populations locale et réfugiée ont commencé avec la pose de la première pierre le mardi 10 octobre 2006. Etaient présents a la cérémonie le HCR, le Sous-préfet, quelques notables de Farchana et le Secadev, ONG en charge de la construction de ce point d’abattage. Cette aire d’abattage qui devrait être effective en 2005 a vu sa réalisation retardée faute de financement. Le HCR n’avait pas caché sa réticence quant à financer un ouvrage qui doit servir en même temps les autochtones et les réfugies estimant qu’il pourrait être source de conflit entre ces derniers.
Apres avoir posé la première pierre de cet ouvrage dont l’emplacement est situé à 400 m environ du lieu de vente (marché de Farchana village), le Sous-préfet a souligné qu’il serait indispensable que le SECADEV mette à la disposition des bouchers des moyens de transport de la viande de l’abattoir au marché. Les activités de construction ont démarré immédiatement après la pose de la première pierre. Le 28 octobre, les travaux touchaient pratiquement à leur fin. Une question à régler reste toutefois l’absence de point d’eau à proximité directe de cette aire d’abattage.
Des ronds points dans le camp !
Une autre activité est la construction de trois ronds points au camp de Farchana. Bien que relevant du volet des infrastructures, la construction de ces ronds points entre dans le cadre normal des activités de gestion du camp. D’une hauteur de 1,30m environ, ces ouvrages sont construits en briques cuites avec au pied une fondation en pierres taillées et le tout crépi en ciment. Le premier à l’entrée du camp, le second à côté du site de distribution et le troisième au virage devant les hangars du PAM. Le choix de ces endroits est évidemment fonction des risques que représente la circulation des nombreux véhicules dans le camp.
Des latrines collectives aux latrines familiales
La situation sanitaire globale du camp est notamment liée à celle de l’entretien et de la salubrité des latrines. Pour lutter contre la surcharge des latrines communautaires (environ 46 personnes par latrines contre 20 prévues, compte tenu des installations défectueuses, pleines ou juste insalubres), le secteur assainissement du Secadev dans le camp de Farchana sensibilise et encourage concrètement les réfugiés à construire des latrines dites "familiales", destinées à un, deux ou trois foyers, selon le nombre des membres.
Faute de matériel disponible, seules cinq initiatives ont été enregistrées par le Secadev pour l’heure. Nous n’avons qu’une dizaine de kits pelle - barre à mine - brouette dans nos stocks, explique Josias, superviseur du secteur assainissement. Mais dans le budget 2007, nous avons prévu 150 kits, soit 5 par zone, afin de satisfaire toutes les demandes. Mahamat Abdallah, représentant des cheiks du camp, a donné l’exemple en creusant à proximité de sa tente un trou de trois mètres de profondeur. La terre récupérée servira partiellement à fabriquer les briques qui viendront entourer ce petit coin, et pour une autre partie à combler une latrine condamnée, dont la dalle en béton est récupérée pour remplir ici son office ! « Il a fallu une semaine pour creuse cette latrine. Elle servira à ma famille et à mes voisins, soit une quinzaine de personne environ. C’est le meilleur moyen d’assurer un bon entretien et de lutter contre les maladies qui se propagent dans ces endroits !»
Par Ilyade DJIRAMADJI & Thibault MAYAUD
Situation des latrines au Camp de Farchana (chiffres octobre 06)
Total : 887 dans les blocs Fonctionnelles : 414 Pleines : 249 Endommagées : 224 Familiales en construction : 5
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