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Début des activités agricoles dans les camps de Kounoungou et de Milé
TCHAD


mise en ligne : 08-05-2007

Le SECADEV entretient un site de pépinière à Kounoungou et un autre à Milé pour ravitailler les réfugiés et les autochtones en plants fruitiers et forestiers. Les activités de pépinière ont commencé en ce mois d’avril pour permettre le reboisement en saison des pluies qui commence en juin.

L’arrivée des réfugiés soudanais a accentué la pression démographique sur un écosystème naturellement très fragile à cause de la faible couverture végétale et de la rareté d’eau. Le SECADEV et ses partenaires, le HCR et Caritas Internationalis, ont entrepris de produire des plants par dizaines de milliers afin de reconstituer cet écosystème qui subit de plein fouet la pression de l’homme et du bétail.

Après le nettoyage des sites de pépinière, la réalisation des planches (zone de mise en culture des plants avant distribution) et les travaux de tamisage, de mélange de terre et de bouses, les pépiniéristes ont rempli les pots. Au camp de Milé, le SECADEV a aménagé un terrain situé à 10 mètres du puisard pour faciliter l’arrosage étant donné que celui-ci est dépourvu de motopompe et de bassin de rétention d’eau. A Kounoungou, le site est aménagé depuis 2005. Les semis ont commencé. La base SECADEV de Guéréda dispose de 38.000 pots pour les espèces forestières et de 9.000 pots pour les arbres fruitiers. Le secteur emploie des manoeuvres chargés de concasser les bouses et de remplir des pots, ainsi que des pépiniéristes choisis parmi la population et formés pour la circonstance.

« L’année dernière, 28328 plants ont été produits à Kounoungou et distribués aux bénéficiaires aussi bien dans le camp que dans les villages environnants » explique Akim Djekankoula, superviseur des activités de l’environnement. A la question de savoir si tous ces plants distribués sont bien plantés et entretenus, Djekainkoula répond : « dans le camp et dans les villages, nous avons fait le suivi sans difficulté et notre constat est que les plants sont vivants à plus de 80%, mais dans les coins reculés, l’évaluation est difficile à cause de l’insécurité. »

Techniquement, la production et la distribution des plants en pépinières sont assurées par les agents du SECADEV. Une difficulté réside toutefois au niveau du suivi et de l’évaluation, parfois entravés par la situation sécuritaire dans les villages où la population doit beaucoup planter et entretenir pour reconstituer son milieu naturel.



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