| mise en ligne : 01-06-2007 |
Dans le cadre d’un projet co-financé par le Secours Catholique – Caritas France, et la Direction des Affaires Humanitaires (DAH) du Ministère Français des Affaires Etrangères, le Secadev entend renforcer son soutien aux filles défavorisées des zones d’Adré et Guéréda à l’est du Tchad.
L’appui aux filles mères et filles déscolarisées consiste à assurer leur formation à de petits métiers afin qu’elles puissent, au minimum, contribuer à leur autonomie financière ou, mieux encore, créer finalement leur propre entreprise. C’est en effet pour améliorer leurs conditions de vie que le projet a été monté.
Les filles mères, seules avec leur(s) enfant(s) et les filles déscolarisées seront originaires des villes mêmes et des environs de Guéréda et Adré, où deux centres sociocommunautaires ont été réhabilités l’année dernière grâce au précédent financement DAH. 30 filles mères et 30 filles déscolarisées (soit 60 bénéficiaires pour les deux villes) sont déjà été identifiées et recevront une formation en couture, en cuisine, en alphabétisation fonctionnelle et en gestion. A cette fin, des infrastructures (4 ateliers, 2 salles de formation et 2 bureaux) seront construits et équipés. Au terme de ces formations, un fonds d’installation sera mis à la disposition des bénéficiaires constituées en groupement pour la création de leur entreprise.
L’autre volet du projet concerne la construction des garderies d’enfants dans ces mêmes centres. Il s’agit de réduire les charges de certaines mères pour leur permettre de suivre les formations, tout en préparant les enfants à la scolarité qui commence dès 6 ans. Pour les deux centres, 80 enfants de moins de 6 ans seront ainsi accueillis. Ceux des filles mères qui bénéficient des formations assurées dans le cadre du centre sociocommunautaire seront prioritaires, puis les enfants des femmes ayant une activité libérale ou dans l’administration et qui participe à leur autonomie financière. Il est donc prévu la construction de deux salles de classe avec véranda par centre, deux autres salles (magasin et bureau), une aire de jeux et une douche par centre, l’achat des jouets et la prise en charge des formateurs.
Par Justin NGOMITA |