| mise en ligne : 08-08-2007 |
Le personnel du Secadev évalue les besoins des réfugiés du camp de Milé en vue de la distribution des tentes ou bâches plastiques aux plus nécessiteux. Lundi, 30 juillet 2007. Il est 9h passé quand le convoi de voitures transportant le personnel humanitaire fait son entrée dans le camp. Ils ont parcouru une heure durant le tronçon de 18km qui mène de Guéréda à Milé. Après une rapide concertation entre les agents du secteur sociocommunautaire, leur chef et quelques agents d’autres secteurs venus en renfort, les agents se dispersent, par équipe de deux, parmi les abris des blocs de la zone 4. C’est le second jour de l’opération.
Les réfugiés se plaignent depuis le début de la saison de pluies de l’état de leurs abris. « Nous avons eu ces tentes il y a quatre ans. Maintenant elles sont usées. Nous comptons sur les ONG qui interviennent sur le camp, parce que nous n’avons aucune autre possibilité », répète Cheick Mohammoud, le cheick des cheicks du camp. En 2006, le Secadev avait reçu du HCR et mis à la disposition de chacun des cheicks, pour leurs zones respectives, 15 tentes pour les plus nécessiteux et 80 bâches plastiques pour le renforcement des abris qui tenaient encore. Or chaque zone comprend 400 foyers…
« J’ai de grandes filles, nous ne pouvons pas partager la même chambre. Donnez-moi une tente pour transformer cette cuisine en chambre pour elles », demande Haoua Abdelkerim Bouye. Pendant ce temps, une autre femme, Adjaba Mahamat Atiba explique sa situation à une autre équipe. « Quand il pleut, l’abri des enfants suinte tellement qu’ils sont obligés de me rejoindre. Nous nous retrouvons à sept sous la même tente et sommes obligés de sortir tout ce qu’il y a dedans pour faire un peu de place », raconte-t-elle. « Les abris en banco sont plus adaptés. Mais quand il pleut, nous devons placer des récipients pour recueillir l’eau qui coule et éviter que le mur ne s’écroule », explique une autre femme.
Le nombre de tentes et de bâches qui seront mises à la disposition du Secadev sera limité. Les stocks de tentes du HCR ont été brûlés en novembre dernier lors de la prise d’Abéché par les rebelles et n’ont pu être renouvelés. Si les réfugiés préfèrent obtenir une tente, plus résistante, le Secadev en lien avec le HCR, préfère encourager la construction d’abris en banco (terre battue), plus durables, et distribuer des bâches plastiques pour les renforcer.
Alladoum Nadingar Communicateur Secadev |