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Kounoungou : assurer l’autosuffisance
crédit : Alladoum Nadingar / Caritas


mise en ligne : 26-09-2007

Le Secadev a lancé au mois de septembre des activités de formation au camp de Kounoungou : agriculture, couture, coiffure, cordonnerie, fabrication de foyers en banco (terre battue)... L’objectif de ces formations est de permettre aux réfugiés d’assurer leur autosuffisance.

Du 30 août au 4 septembre 2007, 200 réfugiés du camp de Kounoungou, femmes et hommes, ont reçu une formation de cinq jours en techniques agricoles. « Beaucoup de réfugiés de ce camp pratiquent l’agriculture, mais les récoltes ne sont pas toujours à la hauteur de leurs besoins. Un autre problème est le manque de terres cultivables. L’objectif de cette formation est de permettre aux réfugiés d’exploiter rationnellement le peu de terres qui leur est accordé par les autochtones. Ils apprennent les techniques de préparation des sols agricoles, de semis et comment entretenir des cultures. Cela permettra d’améliorer leurs récoltes », explique le coordinateur du secteur agriculture, Mbaïrassem Ngarsatam.

Cheick Haroun Souleyman, chef d’une zone du camp, un parmi les 130 réfugiés de Kounoungou à avoir bénéficié de la même formation en 2006, témoigne : « J’ai mis en application les techniques qui nous ont été enseignées et mes récoltes étaient nettement meilleures. »

Les femmes constituent les deux tiers des bénéficiaires de cette formation. Hawaï Ismaïl Ibrahim cultive des champs avec son mari : « J’ai appris beaucoup de choses qui nous permettront de bien entretenir nos champs de mil, de gombo et d’arachides. Mon mari n’est pas venu à la formation mais ce que j’apprends nous servira à tous les deux ».

Former pour l’avenir

Le secteur sociocommunautaire a, pour sa part, lancé les activités de formation en couture début septembre selon les souhaits exprimés par les jeunes du camps l’année précédente. Ainsi, dix jeunes réfugiés, dont trois filles, seront formés par dix réfugiés tailleurs professionnels. « Je suis content de former les jeunes pour qu’ils aient un métier. Au Soudan, j’étais tailleur. J’ai formé 18 jeunes qui se sont installés ensuite à leur propre compte », explique Yaya Adoum Nadif. Son apprenti Ousman Abakar Moussa, n’a pas grand-chose à faire durant la journée au camp. « Je suis content d’apprendre la couture parce qu’après cette formation, j’aurai une activité que je pourrai développer », indique-t-il.
La formation est prévue pour une durée de neuf mois. Le matériel de formation - machine, chaise, ciseau, etc. - reviendra au formateur à la fin de cette période. « Quant au bénéficiaire, nous l’orienterons vers le secteur des AGR [activités génératrices de revenus] », note Ndiladoum Tychique, « Il sera ainsi accompagné dans la création de son activité. »

Le secteur sociocommunautaire a également lancé des activités de formation en coiffure et en cordonnerie. La pérennité de ces formations dépendra de la réussite de l’apprentissage et de la mise en valeur des métiers appris.

Alladoum Nadingar,
Communicateur SECADEV



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