Interdits de participer à la vie politique, économique et sociale du pays, les Palestiniens n’ont pas le droit d’exercer la plupart des métiers pratiqués au Liban, d’où un taux de chômage allant jusqu’à 70 % dans les camps. Cependant, jusqu’à la loi sur la propriété adoptée par le Parlement libanais en 2000, ils pouvaient posséder des biens immobiliers, comme des terrains. Depuis 2000, « toute personne qui ne détient pas la nationalité d’un pays reconnu ou qui souhaite acheter des biens immobiliers au Liban, alors qu’un tel acte serait en contradiction avec les dispositions de la Constitution relatives au refus de l’implantation, ne peut être propriétaire au Liban ». Sans effet rétroactif, cette disposition empêche les Palestiniens ayant déjà acquis des maisons ou des terrains de les transmettre en héritage à leurs enfants. À la misère s’ajoute désormais un fort sentiment d’injustice.
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