Nuit du 19 au 20 mai 2007 : après un hold-up “banal” à Amyoun, dans le Koura, les forces de sécurité intérieure sont surprises par l’ampleur de la riposte. L’armée intervient rapidement mais, alertées par les islamistes, deux autres cellules d’extrémistes basées à Zahirriyya et Tell vont tendre des embuscades à l’armée et tuer au moins 23 soldats.
20 mai 2007 : des combats acharnés ont lieu à l’arme lourde entre l’armée libanaise et les membres du Fatah el-Islam dans Tripoli et aux abords du camp de Nahr el-Bared.
20 mai 2007 : le soir même, à Beyrouth, une bombe explose dans le quartier chrétien d’Achrafieh en plein centre commercial. Une femme est tuée, douze personnes sont blessées.
22 mai 2007 : 78 morts après trois jours de violence. Plus de 20 000 palestiniens fuient le camp de Nahr el-Bared. Ils se réfugient pour la plupart dans le camp de Beddaoui, à quelques kilomètres au sud de Tripoli. Des ambulances entrées dans le camp de Nahr el-Bared essuient des tirs du Fatah el-Islam et doivent rebrousser chemin.
23 mai 2007 : le gouvernement libanais annonce la suspension de toutes négociations et pose un ultimatum aux salafistes. Cinq ambulances vont parvenir à entrer dans Nahr el-Bared et à assurer des secours auprès des populations civiles. Plus de 20 000 civils réussissent à quitter le camp. Ils rejoignent le camp de Beddaoui au sud de Tripoli, mais aussi celui de Bourj el-Brajneh à Beyrouth ouest.
24 mai 2007 : visite de Bernard Kouchner au Liban. La trêve subit plusieurs anicroches. Des tirs sont échangés au nord et au sud du camp de Nahr el-Bared. De nouvelles ambulances entrent dans le camp et secourent les civils.
25 mai 2007 : le gouvernement libanais annonce qu’il laisse une chance aux négociations entre les factions palestiniennes et les membres du groupuscule.
27 mai 2007 : les factions palestiniennes poursuivent des négociations. Le groupuscule affirme qu’il ne se rendra pas et qu’il combattra jusqu’à la dernière goutte de sang.
28 mai 2007 : des tirs continuent d’être échangés entre les deux parties. Il devient de plus en plus difficile aux quelque 10 000 civils encore présents dans le camp de fuir le terrain des hostilités. Des snipers appartenant au groupuscule tirent sur les civils pour les obliger à rester dans le camp. Ils constituent pour eux une garantie.
4 juin 2007 : alors que l’armée libanaise maintient son étau autour de Nahr el-Bared, un groupuscule répondant au nom de Jound el-Cham ouvre le feu sur des soldats dans le camp d’Aïn el-Héloué, le plus grand camp palestinien au sud du Liban, près de Saïda. Les forces palestiniennes contiennent l’incident. 7 juin 2007 : une nouvelle bombe explose à Beyrouth dans un quartier chrétien |