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Domiciliation : un déni de service public
mise en ligne : 16-02-2008

William et sa fille Alison ont fait des kilomètres pour venir prendre leur courrier, ce vendredi après-midi, au service des domiciliations du Secours Catholique de Créteil (Val-de-Marne). Pour eux le facteur ne passe pas. Leur caravane n’est pas un domicile légal.

RMI et prestations sociales leur sont notifiés, à la demande de William, au Secours Catholique. Gérard, autre bénéficiaire du RMI, vient de Paris. Il est hébergé avec son fils de 16 ans chez son amie, mais ne peut pas apparaître officiellement à cette adresse. Il fait des démarches pour sa retraite. Là encore, la domiciliation est nécessaire. Gérard ne donne comme adresse que le numéro et le nom de la rue : « question de dignité ». Les étrangers habitant à l’hôtel, chez des amis ou sous un abri de fortune sont également nombreux à être domiciliés au Secours Catholique. L’association demande aux mairies de mieux prendre en charge ce service public, via leurs centres communaux d’action sociale, domiciliateurs désignés par la loi. Le Secours Catholique constate que de nombreux CCAS ne domicilient pas, alléguant leur manque d’effectifs qualifiés, de financements, de locaux, ou l’« absence d’agrément »… En fait, les communes craindraient d’avoir à reconnaître des droits sociaux aux personnes qu’elles domicilieraient !

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