« Observations définitives sur les comptes d’emploi tsunami des 32 organismes contrôlés par la Cour » 1. INTRODUCTION
Le Secours Catholique/Caritas France remercie la Cour des comptes pour ses recommandations, en termes de gestion des actions ou de communication auprès des donateurs.
Ces recommandations vont dans le même sens que le processus interne mis en place depuis quelques années et qui vise l’amélioration permanente de l’efficacité de nos actions humanitaires.
Il couvre l’ensemble de l’action internationale et répond plus particulièrement aux besoins des programmes tsunami. Il comprend l’élaboration d’une nouvelle politique de l’Action internationale, l’adaptation de nos structures, la refonte des systèmes d’information, la mise en place de nouvelles procédures, la systématisation des audits/évaluations des programmes et la démarche qualité.
2. AVANTAGE D’UN RESEAU INTERNATIONAL
L’appartenance du Secours catholique/Caritas France au réseau Caritas fait partie de son identité, de sa communication et de sa force : la présence durable de partenaires dans presque tous les pays du monde permet une synergie des actions humanitaires, notamment en cas de grande catastrophe (recensement des besoins et mutualisation des compétences). L’appartenance au réseau Caritas et l’appui à des partenaires locaux sont donc un facteur important d’efficacité.
A cet effet, le Secours catholique/Caritas France engage les moyens nécessaires à la coordination entre les différents acteurs de l’aide humanitaire ou au renforcement des capacités de ses partenaires sur le terrain.
3. UN APPUI INSTITUTIONNEL INDISPENSABLE
Saint Joseph’s Development Trust (SJDT) est le principal partenaire indien du Secours catholique/Caritas France en dehors de Caritas India. Le Secours catholique a donc financé son action auprès des femmes et des enfants victimes du tsunami.
Comme ses précédents locaux étaient coûteux et inadaptés à l’accueil de nouvelles équipes pour faire face au tsunami, l’appui a aussi financé la construction d’un bâtiment.
Une telle infrastructure était nécessaire à la qualité des actions menées auprès des populations victimes. En effet, ces locaux sont certes situés à 200 kilomètres des côtes, mais au centre de la zone d’action de SJDT dans les territoires touchés par le tsunami au Tamil Nadu.
4. UN ENGAGEMENT DANS LA DUREE
Le Secours catholique/Caritas France travaille avec ses partenaires dans la durée pour aider les populations touchées par le tsunami dans les phases d’urgence, de réhabilitation et de développement. L’annonce du caractère global et durable de cet accompagnement, ainsi que de son appartenance au réseau Caritas, a fait partie de sa communication dès les tout premiers jours de son intervention.
A la date du 1er décembre 2006, plus de 50 % des fonds collectés (soit 18,7 millions d’euros sur 36,5) ont été engagés globalement pour le tsunami.
A la même date, 14,2 millions d’euros ont été dépensés. Ces dépenses permettent la réalisation des programmes, co-financés par d’autres membres du réseau Caritas Internationalis, concernant entre autres :
- 7 .000 maisons construites pour 35.000 bénéficiaires ; - 400 écoles construites pour plus de 40.000 enfants ; - des programmes de prévention des catastrophes pour plus de 800.000 bénéficiaires.
Pour l’année 2007, le Secours catholique/Caritas France poursuivra ces programmes, centrés sur la réhabilitation : construction de maisons, d’écoles, poursuite de la relance des activités économiques, prévention des catastrophes. Il orientera ensuite plus fortement ses programmes sur la phase de développement et d’amélioration des conditions de vie.
De plus, devant les difficultés de mise en oeuvre des programmes tsunami lancés dans le Nord et le Nord-Est du Sri Lanka, en raison de la reprise récente de la guerre, il a paru nécessaire de financer des programmes d’urgence concernant les populations victimes de la guerre (sachant que les populations victimes du tsunami sont aussi victimes de cette guerre). Le Conseil d’administration du Secours catholique/Caritas France a donc décidé, le 5 octobre 2006, après consultation et accord écrit du Comité des donateurs, d’allouer 500.000 euros à ces programmes d’urgence. L’ensemble des donateurs pour le tsunami est informé de cette réaffectation partielle de son don par le numéro de décembre 2006 de Messages, envoyé à chacun d’entre eux. Il y est proposé à tout donateur s’opposant à cette décision de réaffectation d’en informer le département Relations donateurs du Secours catholique par courrier ou téléphone, pour convenir d’une autre affectation ou du remboursement des fonds. Consulter le site internet de la Cour des comptes |