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| Djimtoloum Nongaguem Jimmy, coordinateur des activités agriculture, témoigne |
mise en ligne : 11-04-2007
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De l’impact du maraîchage sur les conditions de vie des bénéficiaires Comment assurez-vous l’encadrement et le suivi des maraîchers dans 38 villages ?
Les 38 villages sont divisés en trois zones : A, B et C. Chacune est suivie par deux animateurs selon un programme hebdomadaire établi. Chaque jeudi les animateurs déposent leurs rapports qui font état des réalisations et des difficultés rencontrées. Les principales activités des animateurs sur le terrain sont le suivi des cultures notamment leur développement. Il y a aussi l’animation et la sensibilisation qui permettent de détecter les problèmes que connaissent les paysans dans leur exploitation.
Cinq groupements ont reçu une motopompe. Quels ont été les critères d’attribution ?
En travaillant avec les groupements, nous avons reçu des doléances de plusieurs d’entre eux. Mais les cinq motopompes ne peuvent pas servir 65 groupements à la fois. Nous nous sommes fondés sur la motivation et la volonté des membres du groupement à augmenter la superficie, leur capacité à assurer le fonctionnement de l’engin, avec un fonds nécessaire pour le carburant et la maintenance. L’engagement de tous les membres à mettre au profit de tous les revenus que générera la motopompe est essentiel. Nous attendons le résultat de ce test.
Le matériel et les semences ne sont pas donnés sous forme de crédits. N’est-ce pas là habituer les bénéficiaires à l’assistance ?
La politique de développement du SECADEV repose traditionnellement sur les micros crédits. Mais l’arrivée des réfugiés a eu beaucoup de répercussions sur les autochtones qui ont partagé avec ces réfugiés le pâturage, la terre cultivable, le bois de chauffe etc. Il faut donc trouver un système de compensation pour la population locale par rapport aux réfugiés qui bénéficient de l’aide internationale. Le SECADEV et ses partenaires ont donc décidé d’appuyer les autochtones dans le domaine de la culture maraîchère.
Pensez-vous que cette activité apporte une amélioration dans la vie des exploitants ?
Nous menons actuellement une enquête afin de comparer les revenus et d’évaluer les retombées du maraîchage Sur la moitié des 600 personnes prévues par l’enquête, nous avons déjà constaté un résultat positif, d’autant que les demandes de nouveaux groupements continuent de nous parvenir. Le maraîchage a nettement apporté une amélioration dans la vie de la population locale.
Quelles difficultés rencontrez-vous sur le terrain ?
Il y a trois zones et toutes les équipes doivent être sur le terrain pour le suivi et les animations. Mais avec une seule moto, cela est impossible d’autant que le véhicule sert aussi au secteur élevage. Le secteur agriculture travaille selon un programme inscrit dans le temps, mais il nous arrive de recevoir les kits avec des retards qui troublent le calendrier de travail.
Propos recueillis par Justin N’Gomita |
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