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Pakistan : un an après les inondations, la situation humanitaire reste préoccupante, le Secours Catholique – Caritas France poursuit son action.

22/07/2011

Fin juillet 2010, le Pakistan est frappé par de violentes inondations qui provoquent la plus grave crise humanitaire de son histoire avec près de 20 millions de personnes affectées, 10 millions de sans-abris, 2 millions d’habitations endommagées et 2,4 millions d’hectares de terres arables dévastées. Pour faire face à cette catastrophe, le Secours Catholique-Caritas France a collecté 1,1 millions d’euros qui ont permis de soutenir plusieurs activités d’urgence mais aussi d’engager des actions de long terme dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Au lendemain de la catastrophe et pendant les premiers mois de la phase d’urgence, le Secours Catholique-Caritas France s’est mobilisé avec le réseau Caritas pour apporter une aide aux victimes des inondations. L’association a soutenu le programme d’urgence mené par Caritas Pakistan, qui a permis la distribution de nourriture et de kits de première nécessité à près de 45 000 familles, la mise en place de 32 camps médicaux, où 62 000 patients ont été reçus et soignés, ou encore la vaccination de 3 500 têtes de bétail pour rendre à la population ses moyens de subsistance.

Aujourd’hui, les besoins humanitaires restent importants et la situation nutritionnelle est extrêmement alarmante. Dans la province du Sindh (zone située au Sud Est du pays, particulièrement touchée par les inondations) les taux de malnutrition sont particulièrement élevés, bien au-dessus du seuil d’urgence de 15% .

Devant l’ampleur des besoins, le Secours Catholique-Caritas France a choisi de concentrer ses efforts dans le Sindh sur la sécurité alimentaire. Aux cotés de Caritas Pakistan et de CRS , la Caritas américaine, l’association soutient des programmes visant à atteindre l’autosuffisance alimentaire et à redonner des capacités de production aux populations (132 000 bénéficiaires) : réparation des infrastructures communautaires (moulins à eau, canaux…), distribution de semences agricoles (riz et blé) et outils nécessaires, aide à la préparation des terres endommagées par les inondations, distribution de têtes de bétail et formation aux techniques de production en matière d’élevage et de culture maraichère.

Un an après, la situation humanitaire, aggravée par un contexte d’instabilité politique, de crise économique et d’insécurité reste, par ailleurs d’autant plus préoccupante que le pays entre dans une saison à haut risque, celle des moussons.

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