« Faire changer le regard porté sur les plus pauvres et les exclus, interpeller les candidats à la présidence de la France sur leurs conditions de vie, les pousser à prendre position sur nombre de situations qui font scandale : c’est pour nous toute l’ambition de "Paroles de sans voix" », déclarent les présidents des trois associations [2].
Ce journal permet à ceux qui ne sont pas entendus de témoigner sur leur combat au quotidien pour une vie digne en présentant des initiatives développées partout en France notamment autour de l’accès au logement, aux soins ou à l’éducation et de l’asile.
« J’ai tellement l’impression de crier au fond d’une forêt, au bout, tout au bout d’un chemin boueux où l’on relègue ceux que l’on ne veut pas voir, pas entendre. Enfin, aujourd’hui, on nous donne la parole, à nous les pauvres », écrit Marie-France Zimmer, éditorialiste du journal.
Illustré par le dessinateur Jul, « Paroles de sans voix » a été rédigé par des jeunes des quartiers de Boulogne-Billancourt, Stains et Créteil, participant au projet de formation multimédia de Reporter Citoyen.
« Partout nous avons rencontré des “sans-voix” qui arrivent à être engagés et actifs. Et qui se posent des questions profondes pour tenter d’aller à la racine des problèmes », racontent les jeunes reporters citoyens après cette expérience.
L’opération a été coordonnée et soutenue financièrement par l’Association Georges Hourdin.
Conférence de presse/Lancement de « Paroles de sans voix »
organisée le 26 mars 2012 à 11 h 30 à l’Assemblée nationale
en présence des présidents des associations, d’Étienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, de Paulette Liard, élue municipale, des journalistes de Reporter Citoyen et des personnes en situation de grande pauvreté ayant témoigné dans le supplément.



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