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Publication du rapport statistique 2010 du Secours Catholique : « Jeunes, une génération précaire »

08/11/2011

Le Secours Catholique publie aujourd’hui son rapport statistique annuel sur l’évolution de la pauvreté en France. En 2010, le nombre de personnes aidées par le Secours Catholique augmente : 1 492 000 personnes rencontrées, soit + 2,3 % par rapport à 2009. La proportion de situations de pauvreté déjà connues augmente aussi (35 % en 2010), ce qui montre la persistance des difficultés des ménages. Cette année, l’étude analyse particulièrement la précarité des jeunes de 18 à 25 ans, qui représentent clairement la classe d’âge la plus pauvre de France, laissée en marge de la société.

En 2010, un durcissement de la pauvreté se confirme

Ce rapport annuel se compose tout d’abord d’une analyse de l’ensemble des situations de pauvreté rencontrées par l’association en 2010. Un des premiers constats est que le Secours Catholique accueille de plus en plus de familles avec enfants : 52,7 % des situations rencontrées. Par ailleurs, 92 % des ménages sont bien au-dessous du seuil de pauvreté. Quand ce seuil est à 954 euros pour une personne seule, le niveau de vie moyen des personnes rencontrées par le Secours Catholique est de 576 euros. Ce rapport met aussi en évidence la hausse de la demande alimentaire dans les accueils de l’association. Ainsi 53 % des personnes rencontrées en 2010 sont venues chercher cette forme d’aide d’urgence. Après avoir payé les factures incompressibles (loyer, énergie, transport, frais de scolarité des enfants…), beaucoup n’ont plus les moyens de se nourrir et viennent donc frapper aux portes des associations.

Les jeunes plus victimes que les autres de la pauvreté

Les jeunes subissent de plein fouet la crise économique et sociale, ils sont plus diplômés, plus qualifiés que les générations précédentes mais paradoxalement plus précaires. Ils cumulent tous les risques et toutes les difficultés. Ils devraient bénéficier d’un certain nombre de droits (formation, emploi, santé, logement) mais ce n’est pas le cas. L’État est globalement peu présent à leurs côtés. Ainsi, 30 % des jeunes accueillis par le Secours Catholique sont sans aucunes ressources, 36 % vivent en logement précaire, et plus de 40 % sont au chômage. La pauvreté de ces jeunes est aussi celle de leurs familles. Autant que les autres, les familles en difficulté gardent leurs enfants avec elles tant qu’ils ne sont pas en mesure d’être indépendants. Cette prise en charge pèse lourdement sur le budget de ces familles : un couple voit ainsi son niveau de vie diminuer de 25 % lorsqu’il a à sa charge un jeune sans revenu. Et pour une mère seule, la diminution est de 33 %. Enfin, une préoccupation majeure et centrale se dégage chez les jeunes : l’emploi. Dans le cadre d’un enquête spécifique menée en mars-avril 2011 auprès de 1 000 jeunes, à la question « qu’est-ce que vous souhaitez le plus dans l’avenir ? », 42 % souhaitent avant tout trouver du travail.

Afin d’exposer les constats et préconisations de ce rapport du Secours Catholique, mais aussi d’en débattre avec des acteurs institutionnels et associatifs, un colloque aura lieu à l’Institut de France le 18 novembre 2011.

Commentaires

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  • La situation du pays est bien plus grave que ne voulaient le concéder nos dirigeants jusqu’à il y a peu pour des motifs de propagande, notre devoir est certes de soutenir les autres dans un élan, mais il est avant tout de se mobiliser pour changer durablement les choses c’est à dire redonner un projet politique au pays et le remettre sur les rails dans un projet qui inspire confiance après le temps de défiance dans lequel nous nous trouvons en ce moment.

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  • Quand nous voyons l’extrème difficulté pour des jeunes en recherche de stage pour leur formation supérieure ou professionnelle, est-il normal qu’un jeune en BTS 2ème année ou plus en école d’ingénieur soit obligé d’envoyer 50 à 75 CV pour ne trouver qu’une réponse positive, et encore grâce aux relations de l’entourage ! C’est ahurissant et déplorable , sachant qu’une entreprise n’a rien à verser au stagiaire. Pas un € . si ce n’est quelques heures pour le former, l’accompagner et en tirer les frutis de la formation : le stagiaire est pratiquement opérationnel : c’est même de la main-d’oeuvre à bon marché ! je vous passe les frais inhérents à cette recherche ! Dans le même ordre, pourquoi les stages de 6 Mois effectués avec succés par un jeune n’a aucune valeur reconnue par les entreprises comme expérience professionnelle et exige désormais jusqu’à 2 à 5 ans d’expérience, au lieu d’un an.

    Que font nos ministres ? Ne faut-il pas légiférer pour qu’enfin notre Société mise sur sa jeunesse : c’est son avenir qui est en jeu , Au lieu de verser des primes à tout va et des réductions de charges sociales, imposons à toute entreprise de 25 personnes et à l’Administration de prendre en son sein un jeune en formation avec une compensation financière minimale . et un jeune sortant de sa formation en expérience professionnele, avec des aides aux entreprises pour les encourager, avec un revenu décent. Rémy DENAIS

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  • La pauvreté augmente c’est indéniable. Je le sais : je vis avec le RSA. Mais je trouve qu’en France on ne s’en sort pas si mal que ça et que la critique systématique du Gouvernement à laquelle se livre certains catholiques manque de pertinence et de dignité. Ce sera beaucoup mieux avec HOLLANDE ? On ne parle que des salariés, mais combien de petit commerçants, d’artisans, d’agriculteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Même les Avocats peuvent être touchés par la crise ! Ma compagne qui viens de décéder d’un cancer venait de voir son exercice de la profession d’Avocat placé en liquidation judiciaire. Et, non seulement elle n’était pas la seule au Barreau de Paris, mais elle ne comptait pas ses heures, travaillant des journées entières pour aider des pauvres, des étrangers, des ... qui ne pouvaient pas payer des honoraires importants. Mais elle ne pouvait pas faire marche arrière et devenir salariée. Les Catholiques (dont nous étions et pratiquants fidèles) devraient s’intéresser aussi aux non salariés. Dieu nous vienne en aide !

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