Ce qui frappe en ces temps de crise, c’est le moral des personnes que nous aidons. L’absence de perspectives d’amélioration de leur situation dans un avenir proche fait que la confiance en soi s’amenuise tout comme celle dans les dispositifs sociaux.
Les ressources des pauvres
Nous avons étudié le budget des ménages rencontrés (lire notre rapport Statistiques d’accueil 2009. Ressources, crise et pauvreté) :
Compte tenu de la faiblesse des revenus, aucun des ménages que nous aidons ne peut faire face, sans basculer dans l’endettement, aux charges exceptionnelles que représentent des soins médicaux mal pris en charge, la réparation d’un moyen de transport indispensable, un déménagement ou une rupture dans le versement d’une prestation…
Ces ménages vivent donc au jour le jour, sans toujours faire valoir leurs droits.
Vivre avec de faibles ressources nécessite ingéniosité et « débrouillardise ».

- Extrait des Statistiques d’accueil 2009
- Ce solde n’est pas le « reste à vivre » mais ce qui reste pour financer des dépenses que l’on peut retarder ou financer par le crédit, l’emprunt.
Prendre position publiquement
Le Secours Catholique prend position en s’appuyant sur ces constats de la pauvreté en France.
Au moment où la rigueur s’installe durablement dans notre pays, protéger les plus faibles est le devoir de l’État, des collectivités territoriales et locales.
L’agenda politique ne prend pas suffisamment en compte les attentes des 8 millions de personnes victimes de la pauvreté et qui luttent chaque jour, avec des ressources insuffisantes, dans une société opulente où la consommation est le moteur de l’économie, société violente qui fabrique cette pauvreté excluante.
Nous interpellons l’opinion publique et l’ensemble des décideurs politiques et économiques pour que notre pays fasse vivre avec plus de force et de volonté ses valeurs d’Égalité et de Fraternité.
