
- © Sébastien Godefroy/Secours Catholique
Une lutte efficace contre la marginalisation et la pauvreté des jeunes filles et des femmes des départements ruraux du Borgou et de l’Alibori, au Nord, dépend de l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur statut juridique et social. Caritas conduit ce projet dans cet esprit depuis 1997, par le canal d’une dizaine de centres de promotion féminine. Il a fait l’objet d’une évaluation.
Dans la région de Parakou, au centre du pays, en voici les résultats :
Objectif initial « Permettre aux femmes de savoir compter, lire et écrire. Qu’elles puissent en particulier gérer leur propre budget familial » : après deux ans de travail, 167 femmes (sur 218 alphabétisées en langues locales) « peuvent compter, lire et écrire de façon satisfaisante ».
« Donner la possibilité à des collégiennes rurales d’accéder au secondaire » : 24 jeunes filles sont passées en seconde.
« Favoriser l’accès des jeunes filles déscolarisées à un métier et à une formation » : 44 diplômées, selon Caritas Parakou. Au Nord-Est, Caritas N’Dali note, elle, 43 diplômées, au Nord, Caritas Kandi, 11.
41 activités sources de revenus
Objectif « Développement de l’autonomie économique des femmes », toujours dans la région de Parakou : membres de groupements féminins, celles-ci investissent dans le maraîchage, l’élevage, la fabrication de savons, l’artisanat… Au-delà des formations techniques, en gestion, etc., proposées par la Caritas, auxquelles beaucoup de femmes ont participé, elles plongent dans le grand bain des activités sources de revenus : 41 au total.
28 concernent l’agriculture ;
4 l’élevage ;
5 la transformation de produits locaux ;
4 le petit commerce.
Moins de mariages forcés
Elles s’en sortent de mieux en mieux ! « Dans les villages touchés par le projet », affirme la Caritas, « la compétence des femmes en santé et nutrition, en santé maternelle et infantile, en hygiène environnementale et corporelle, en connaissance des droits de l’homme, a progressé ».
Les changements sont notables : le nombre de mariages forcés a diminué, les accouchements se déroulent dans des conditions plus satisfaisantes pour la maman et le nouveau-né, des villageoises comprennent l’importance de l’alphabétisation et l’intérêt de la scolarisation de leurs filles.








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