La commission catholique nationale Justice et Paix intensifie ses efforts d’assistance judiciaire, de prévention et de gestion des conflits pour lutter contre un phénomène qui empoisonne le climat social dans plusieurs régions. Elle a choisi d’intervenir dans cinq diocèses où les plaignants ne peuvent disposer de l’aide d’aucune administration, ONG…
Des zones où le nombre des dossiers à traiter est impressionnant mais où, en revanche, les parajuristes locaux de Justice et Paix, des experts du droit reconnus, peuvent contribuer à résoudre des problèmes touchant des habitants culturellement en marge de la société.
Profitant du rayonnement de l’Église catholique dans les régions d’intervention, rayonnement qui s’appuie sur l’implantation des paroisses et de radios locales, la commission va pouvoir transmettre à environ 14 000 personnes un message leur donnant des pistes pour réduire les conflits et précisant dans ce cadre leurs droits et devoirs.
Les parajuristes champions des droits des ruraux
Certains habitants hésitaient à entreprendre des démarches auprès des administrations et institutions. Ces appréhensions diminuent, soulignent maints observateurs sur place. Le projet favorise l’utilisation par la population des services de la police, de la préfecture, de la gendarmerie et du tribunal de grande instance (TGI).
En outre, dans certaines régions, des parajuristes participent au fonctionnement de la justice. C’est le cas dans la zone de Nouna avec le TGI de Dédougou, au centre-ouest du pays. Selon un procureur, « les parajuristes nous informent de situations dont nous n’avions pas connaissance ». D’après un responsable catholique, « ils contribuent à un désengorgement des institutions judiciaires ». La police, la gendarmerie et les préfectures soulignent aussi que leur travail est précieux : elles peuvent ainsi se saisir de cas d’atteinte aux droits des ruraux.








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