
- Crédit : Élodie Perriot/Secours Catholique
Le « comité diocésain de lutte contre le sida » est en première ligne à Bukavu :
il est présent dans les écoles et les paroisses pour informer et mobiliser mineurs et adultes sur les précautions à prendre pour prévenir la maladie ;
il alerte les Congolais sur l’importance du dépistage volontaire ;
il veille à la sécurité des patients lors des transfusions sanguines dans les dispensaires et hôpitaux ;
dans ces lieux, le comité diocésain de lutte contre le sida s’occupe de la prise en charge médicale du traitement par antirétroviraux.
Un appui psychologique, social et spirituel est également donné aux personnes vivant avec le VIH ; elles sont incitées à se rencontrer au sein d’une association à simple finalité relationnelle pour, par exemple, dénicher ensemble des moyens de subvenir à leurs moyens matériels. Par ailleurs, dans ce programme, le Secours Catholique couvre les frais de scolarité, de fournitures diverses et de soins de 350 orphelins.
Séropositifs et malades du sida chassent l’ignorance
L’engagement du Secours Catholique et celui de la Caritas ont impulsé des changements :
350 enfants infectés par le virus ont été scolarisés : 200 dans le primaire, 150 dans le secondaire.
En 2010, 1 065 personnes sont allées au centre de santé pour demander un dépistage du VIH/sida. Une démarche qui ne va pas de soit.
Le comité diocésain de lutte contre le sida a organisé à Bukavu des visites à domicile pour exprimer une solidarité mutuelle. Chaque personne séropositive qu’il accompagne est visitée par un pair au moins une fois par trimestre.
À Bukavu, 832 personnes isolées ont ainsi ouvert leur porte à ces « amis », 732 autres ont fait de même dans les paroisses rurales de l’archidiocèse.
Également épaulées sur le plan psychologique et au niveau médical, des personnes séropositives ont ainsi mieux accepté leur état et pu envisager de bâtir ensemble un groupement d’épargne et de crédit.
À présent, des séropositifs mais aussi des malades au moral retrouvé vont dans les écoles et les paroisses pour interpeller leurs compatriotes, avec émotion et vigueur. Au nom de l’indispensable prévention, ils les appellent à chasser en eux et autour d’eux l’indifférence et l’ignorance.








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