
- Patrick Delapierre/Secours Catholique
« La guerre au viol est engagée. Elle est lisible dans les rues de Goma à travers les grandes affiches appelant à respecter les femmes », témoignait une journaliste en 2010. « Elle est prioritaire pour les bailleurs dont le soutien financier à la lutte contre les violences sexuelles est important. »
À l’image du Secours Catholique, engagé dans cette « guerre » aux côtés de Caritas Goma. Celle-ci aide 150 femmes rejetées à survivre et à reprendre pied dans la société en démarrant une activité agricole, artisanale…
À Goma, toujours, 70 autres femmes se préparent à ouvrir des petits commerces, grâce au soutien d’un microcrédit, dès qu’elles auront terminé leur stage de gestion et d’organisation. À Masisi, elles sont 80 à recevoir des outils aratoires et des semences et à se former aux techniques agricoles.
Une tâche énorme attend encore la Caritas : donner à ces femmes « blessées plusieurs fois, répudiées par les leurs après avoir été violées », comme le dit le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la possibilité de surmonter collectivement leurs traumatismes.








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