
- Crédit : Patrick Delapierre / Secours Catholique
Cette tragédie fait partie de leur vie alors qu’elles sont souvent obligées de se déplacer sur des terres où elles espèrent trouver un peu d’eau et de nourriture. Au sud-est, dans le Hararghe, la Caritas locale tente d’atténuer la pression liée aux sécheresses récurrentes en mobilisant la population la plus affectée à partir d’une politique d’accès à l’eau – d’abord potable – et à l’hygiène.
Le chantier est considérable : construction de puits, de sortes de citernes pour récupérer l’eau de pluie, de captages, de latrines, formation de plombiers et de maçons dans les différentes localités, mise en place de comités de gestion des points d’eau élus par les habitants et de « pilotes » des comités d’hygiène et de santé.
Cette politique courageuse réduit le nombre de malades et augmente l’accès à la nourriture. En permettant à l’eau d’irriguer les champs, en fournissant des semences aux paysans mais aussi, en parallèle, en sortant du silence sur les mutilations génitales féminines et sur le sida, elle change le quotidien de milliers d’enfants et de femmes.








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