
- crédit : Dominique Gras/Secours Catholique
Dernières nouvelles. Ils sont Ivoiriens, Congolais (Congo-Kinshasa), Guinéens, Libériens… Originaires d’une trentaine de pays, ces hommes et ces femmes marqués par les épreuves vécues là-bas et en cours de route deviennent à Dakar des clandestins et des SDF à la merci d’une rafle ou d’un contrôle d’identité.
Ils sont chaleureusement accueillis au Point d’accueil pour réfugiés et immigrés (PARI) par l’équipe de Caritas Sénégal. Celle-ci, aussi motivée qu’expérimentée, ouvre ses portes à ses hôtes (environ 2 000 par an) : elle met un peu de baume sur leurs plaies béantes, enquête soigneusement sur les besoins de chacun, et cherche avec eux des solutions durables pour que leur tragédie s’achève enfin.
Caritas Dakar tente de les sortir du désespoir en leur fournissant des aides pour financer leurs loyers, leurs soins médicaux et leur nourriture. Elle les guide aussi vers de petits projets générateurs de revenus, vers des formations professionnelles, en prenant en charge leurs frais de déplacement, voire en participant aux dépenses de rapatriement.
Les « Tout petits projets » montent en puissance
Le Point d’accueil a soutenu 1 303 personnes (964 hommes et 339 femmes) provenant de 30 pays, soulignent ses responsables dans leur rapport d’activité 2011 : 279 Ivoiriens, 210 Libériens, 136 Congolais (Congo-Kinshasa)… La réussite de son action est difficile à évaluer, souligne l’équipe de Caritas Sénégal : « Tant de petits gestes d’attention et d’écoute, beaucoup de dépannages ponctuels de toutes sortes, sans compter les rapatriements et les "Tout petits projets" générateurs de revenus. »
Ces derniers prennent de plus en plus d’importance au PARI (le Point d’accueil enregistre un taux de succès d’environ 60 %) : fabrication et vente de beignets, ouverture d’un salon de coiffure pour hommes, d’un autre pour femmes, confection et vente de cartes postales et de cartes de vœux, achat et revente de cartes de recharge de crédit pour les téléphones mobiles… Souvent le lancement de ces petits projets est « renforcé » par le don d’un colis alimentaire qui permet au travailleur de tenir jusqu’au moment où les premières ressources apparaissent.








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